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CONCOURS DU 23 MAI au 1 JUIN

LLUMIERELIVE

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Membre du personnel
Concours :

« DANS LA PEAU D’UN CONDAMNE »

CONCOURS DU 23 MAI au 1 JUIN

RESULTAT sur ma page le 3 JUIN

Envoi de vos poèmes en copier coller sur mon PM ou invitez moi sur votre page.

THEME : se mettre à la place d’un condamné à mort. Que ce soit un personnage historique (Jeanne d’Arc, Ravaillac, Louis XVI…) que ce soit un criminel tel Landru, le docteur Petiot, Marie-Louise Giraud…ou un simple inconnu jeté dans une arène, dans un bucher, sur une potence…
Faite le revivre ses peurs, les cris de son innocence ou ses remords.


CONTRAINTES :
employer le « Je » et le présent de l’indicatif
Rimes libres mais obligatoires
16 vers minimum…pas plus de 3 fautes
au-delà………... 5 fautes maximum

Attention

Respect du thème
Ecrit non signé.


Vos poèmes seront notés avec impartialité et dans le respect des consignes.

Chef de jury : Llumierelive

A vos plumes imaginatives


1 Journal d'un condamné PATAMOTS 7.40
Dans cette cellule ou je ne peux pas dormir
L’odeur de cadavre me hante
Et me donne envie de vomir ,
Je suis dans la tourmente...

Puisque je suis un mort vivant
Par ma seule volonté aux idées de carnage .
Ma tête aux symboles puissants
Dévastent mon esprit tel un lion en cage ...

Je ne veux plus être le parfait soumis ,
Pourquoi souffrir seul en mauvais garçon .
Elles disent que je suis un homme aigri
Moi , je sais qu’elles sont mes démons...

Face aux pulsions dominatrices
Je perds mon alter-ego, le contrôle de moi .
Je maudis ces femmes tentatrices
Et ces voix qui imposent leurs lois...

Je tue par revanche et châtiment
Sombre dans le pire , mère castratrice
Tu m’abandonnes à mon désœuvrement ,
Je hais ton sein de mauvaise nourrice ...

Demain s’ouvre mon procès
Que m’importe la sentence
Je suis déjà condamné à perpétuité

Depuis le jour de ma naissance .

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2 Mon âme s'endort... LYS MEDAILLE D'ARGENT 8.43


La sentence tombe, tranchante telle une faux,

Ma mort vient d'être programmée, je défaille...

Le cachot est froid, j'entends couler de l'eau...

Mon corps se dérobe, je m''affaisse sur la paille...


Le ciel pleure, et moi je reste immobile, figée.

Serait-ce possible ? ne plus voir se lever le jour...

Mais qu'ai-je donc fais pour être condamnée ?

Je défends la foi, on m’ôte la vie pour toujours...


Au nom de quoi vont-ils me jeter dans l'arène ?

Moi, Fabiola la romaine je supplie le très haut

De venir briser le fer pesant de mes chaînes,

Seigneur, pour cette mort, il est bien trop tôt !


La nuit est longue, dans ma tête tout s'embrouille,

Ma vie je la revois à l'envers, je parle à ma mère,

A travers moi, c'est tout un peuple qu'on souille,

Les lions, de ma chair, n'auront que festin amer...


Et je prie, je prie pour ne pas entendre les cris

Des condamnés jetés dans l'enclave des fauves,

Pour ne pas entendre les hurlements, je prie...

Dieu de miséricorde, laisse-moi la vie sauve !


Le soleil pointe son nez à travers les barreaux,

J'entends la lourde porte de l'enfer qui s'ouvre,

J'imagine déjà mon corps qui part en lambeaux,

La foule romaine en délire...Ma tête je couvre...


Puisque je dois mourir, allons vers le supplice !

Comme j'ai peur seigneur, je t'en prie aide-moi,

On m'attache au poteau de bois, mon âme glisse

Vers les prairies enchantées délestant ma croix..


Les lions rôdent, l'arène s'emplit de clameurs.

Tout à coup le silence s'installe, pas un souffle.

Les fauves à mes pieds se couchent protecteurs,

Ils viennent de me sauver la vie, de joie, j'étouffe...


L'empereur acquiesce, je suis libre de repartir,

Je sens mes forces qui m'abandonnent, je pleure,

Pleure pour ceux, hélas ! Ceux qui vont mourir...

Les yeux levés au ciel, je dis merci au créateur...

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3 Le Condamné ABIME 7.40
Derrière les barreaux aux dents acérées
Les heures et secondes me paraissent aiguisées
Le silence se fait glacial, ici résonne le vent brutal
Condamné, je reste seul et attends le verdict crucial

Il est un monde sans absolution
J'ai tué, torturé un innocent à la crémation
J'ai éteint sa vie avec haine et pulsion
A mon tour de payer cette dure sanction


Entre ces murs crépitants et assoiffés de justice
Mes mains jointes hurlent à ma peine pour un office
Le monde pour moi est mort, ma cruauté était mon décor
Là, s'éteindra le soleil et le vent, pour le passage du corridor

Entre mes veines coulera le poison
Derrière la vitre, ils verront mon exécution
Couché, j'attends la mort qui doit m'emmener
Assassin d'enfants, voilà qui j'étais

Je demande le pardon de Dieu
Cette date gravée dans cette cellule est mon adieu
Tu peux venir, toi l'ombre noirâtre
Mon cœur est sombre, mon sang rougeâtre









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4 Écrasé LECYGNE MEDAILLE DE BRONZE 8.21

Venez me contempler du fond de ma cellule
Où vous m'avez vomi comme de vos entrailles
Lacérez-moi la peau, souffrez que l'on m'entaille
Approchez le tison qu'il me happe et me brûle

J'ai commis le péché qu'on dit irréparable
Où même les enfers seraient une douceur
J'entends craquer la terre et les démons qui pleurent
Où vais-je aller, Satan, si tu m'envoies au diable ?

Je n'ai qu'éternité pour ultime justice
Écrasé sur la roue des rayons du soleil
Baudelaire a chanté sa charogne pareil
Je crois que je vais vivre à vivre mon supplice

Il n'y a que du feu dans ma triste poitrine
Mon sang n'est que bouillie dans mes veines infâmes
Voyez mes intestins se vider de mon âme
Je me sens pénétré de la pire vermine

Dans l'entrave à jamais du condamné au mors
Je m'arrache les dents scellées dans mes mâchoires
Bavant l'huile d'écume au vice du hachoir
Je me pends au crochet des lèvres de la Mort

Entendez la supplique et volonté dernière
Je veux être vivant et qu'on m'ensevelisse
Aux pieds de cette femme où je n'ai que délice
À vouer en son nom le mien sur une pierre !


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5 Jusqu'à ce que mort s'ensuive... JANU MEDAILLE DE BRONZE 8.21






Pleurnicher sur ma vie ? Très 'moche' on le devine
Le père un ouvrier forçait sur la 'chopine'
La mère dépassée faisait ce qu'elle pouvait
Sur un de ces enfants ne pouvait s'attarder …


L'école pas mon fort je préférais 'glander'
Avec les mauvais drôles on s'est mis à voler
Des petits truandages on se croyait habiles
Pour avoir du 'pèze' tellement plus facile...


La guerre est arrivée j'allais sur mes seize ans
Très vite recruté pour tromper l'Allemand
Et à la Gestapo échappant de justesse
A la libération j'ai partagé la liesse


Mais toujours sans 'boulot' suis devenu 'julot'
Sans aucun scrupule : Toujours l'argent facile !
Monde des souteneurs aucune consistance
Côtoyant les 'bracos' avec de la méfiance


J'ai été arrêté faibles condamnations
Jusqu'à ce qu'un ami lié au banditisme
M'a vite convaincu par son prosélytisme
D'un braquage facile sans grande opposition


Engrenage infernal le bijoutier tué
Je n'y étais pour rien l'ami qui a tiré
Et lui s'est échappé moi arrêté sans arme
Mais pourtant condamné sans aucun état d'âmes



Je suis un pauvre type et pas un assassin
Pourtant vu mon passé traité en spadassin
Surtout mon avocat face aux jurés et juges
Ne faisait pas le poids c'est la mort qu'on m'adjuge


Depuis dans la cellule où l'on m'a transféré
Un tout petit carré constamment éclairé
Je n'ai plus qu'à penser à cette affreuse 'veuve'
Qui un certain matin de notre sang s'abreuve


Je pense au bijoutier qui a voulu défendre
Son bien, c'était son droit, mon 'pote' on devrait pendre
Pourquoi il a tiré plutôt que s'échapper
Je l'avais déjà fait, moi bon qu'à 'chaparder'


Boucan dans ma cellule gardiens sur les côtés
Ces messieurs parlent bas, s'avance le curé
Dernière volonté vite qu'on en finisse
Et pour rester correct il faudrait que je 'pisse' !


Je sors librement mais toujours encadré
Et on me fait signer ma dernière sortie
Le couloir de la mort, je 'y suis pas pressé
La sinistre machine va me prendre la vie...

Mes jambes se dérobent et mon sang s'est glacé
La peur m'a submergé, je ne veux pas l'montrer
Le bourreau et ses aides au pied de la machine
Ils vont me préparer, apte à leur guillotine

Mains dans le dos liées, et le cou dénudé
On me pousse en avant, sur les genoux tombé
Ma tête est enserrée prise dans la lucarne
Encore un bref instant et on me désincarne.


****************

6 Octobre 1692 PATAMOTS MEDAILLE DE BRONZE 8.21

Je m’appelle Sarah
Si ce soir je vous écris
Ce n’est pas pour faire Sabah
Tous m’accusent de sorcellerie…

Salem village pestiféré
Où règne l’angoisse austère
D'une confrérie de templiers
Sous la puissance d’un révérend père...

Les soirs à la pleine lune…
Entre sacrifices et mauvais sorts
Je rôde en haillons sur les dunes
A l’affût de quelques reflets d’ors ...

Je travaille de magie noire misérable
Mes poupées aux regards de puritaines
Épinglées aux costumes des notables
Coule le sang impur sur mes mitaines .

Force est la lèpre et violente la gale
Peaux de serpents, bave de crapauds
Mes incantations tournent au mal
Face au destin d’humiliations et de vétos...

Les paysans enfourchent leurs tridents
Acclament la mise à mort devant l’autel
Sans sursis pour mon acquittement
Je me meurs dans l’enfer qui brûle mes ailes.


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7 Lettre d'un condamné ANGEPAPILLONANOU 6.73

Condamné au tourment.
Je reste impuissant derrière ses barreaux.
Attendant le jugement.
Après avoir été soumis devant les tribunaux.

Je suis obligé de resté dans cette cellule.
Où le froid et la peur me paralysent !
Je ne vois même plus le crépuscule.
Mourir ainsi, est devenue ma hantise.

Cette souffrance.
Reste en moi.
Telle une dépendance.
Que j’ai depuis des mois !

Je ne peux que souffrir.
Lorsque mes jours viennent à en être compter.
C’est difficile de se préparer à mourir.
Rien que d’y penser, dans mes veines mon sang ne fait que monter.

Peut m’importe ma sentence.
Après mon jugement.
Je n’aurais même plus la force, de demander ma clémence.
Car ma vie est devenue aujourd’hui, un châtiment.


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8
Juste une question GLYCINE MEDAILLE D'OR 9.18
Je meurs en innocent sous vos accusations
Loin de toute justice, sur le gibet, je meurs
Vous m'avez condamné et jeté en prison
Ignorant ma défense et étouffant mon coeur
Il vous fallait très vite désigner un coupable
Pour venger la mémoire d'un enfant innocent
La douleur vous paraît ainsi plus acceptable
Me voici transformé en horrible tyran
J'ai beau crier, hurler, personne ne m'écoute
Je ressens l'injustice peser de tout son poids
Cette affaire est classée ne laissant aucun doute
Je suis violeur, tueur, monstre sans foi ni loi
Demain, dans le matin, j'irai sur la potence
Un rayon de soleil pointera pour témoin
Montrant ainsi du doigt cette ignoble sentence
Que vous avez rendue pour répondre au chagrin
Je pars conscience en paix car je n'ai pas commis
Ce crime monstrueux qui me rend détestable
Reste une seule question avant d'offrir ma vie :
"Si je meurs innocent, alors qui vit coupable ?"



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9 Condamné... LYS 6.5

Accusé pour le tout premier cri de sa vie,
Pour avoir emprisonné toutes ses merveilles
Au tréfonds d'une âme nouvelle qui s'éveille,
Condamné car il a pleuré ses joies aussi...

Accusé d'avoir foulé la terre sacrée,
Peu à peu de s'être levé, marché debout,
Accusé de s'être battu avec les loups,
D'avoir survécu, en tuant sans cruauté...

Poursuivit pour avoir brisé le noir silex,
Accusé d'avoir volé la chaleur du feu,
Et de l'avoir vénérée sans remercier Dieu...
Accusé d'avoir vécu, en le mettant à l'index...

Condamné pour avoir capté l'eau des rivières,
Construit des barrages, assoiffé, en quête d' or,
Creusé la roche en s'appropriant ses trésors
Et coupable d' avoir dessiné des frontières...

Condamné à mort il est, pour s'être enrichi,
Pour avoir voulu dompter le vent sur la mer,
Avoir appauvri tout ce qui lui était cher,
Jugé pour avoir bafoué le sens de la vie...

Pourtant, il a perpétué l'espèce à l'infini,
Il a aimé jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus...
Il est condamné, sans regrets de sa venue...
C'est l'homme qui chemine vers une autre vie...
***********************
10 De l'autre côté du miroir PATAMOTS 7.73

Je n’ai rien de la veuve Noire

Encore moins du Dr Satan

Je suis un vrai tueur notoire

Je profite de l’air vicié du temps...


Oui, j’ai commis l'impensable

Dans ma tête les images récurrentes

Explose l’horreur ineffable

De spectres aux plaies béantes...


Le crime parfait est mon art

Meurtres compliqués entre amis

Cadavres exquis sous le poignard

Tableaux de chasse bien finis …


Je suis loin d’être innocenté

Vu la gravité de mes exactions

Les bruits de pas et de clés

L’heure arrive de ma condamnation…


Sur la chaise spéciale de mise à mort

Ma nuque est mise à nu

Les électrodes sur mon corps

Telles des pieuvres et sangsues...


L’éponge dégoulinante de révolte

Sur mon crâne humidifié

Aux décharges de deux mille volts

Court-circuite mon âme dépravée...


L’hallali sonne l'heure glaciale

Pieds mains liés rien ne bouge

Une cagoule de peau bestiale

Mes yeux saignent le rouge…


Sueurs froides, tremble mon corps

Derrière le livide sans teint

Mon cœur tape et tape si fort

Un vide me happe et m’éteint…


*************************

11 J'embrasse la mort ROMULUS 6.41

Le jour se lève petit à petit
Et pourtant le crépuscule m’envahis
Mon âme semble déjà m’avoir quitté
Car de tes bras l’on m’a arraché

Je suis condamné à mort
je suis condamné à tord
Je t’aime mais notre amour est interdit
Mon crime est donc celui-ci

J’attends, impuissant, qu’arrive mon heure
Je repense à nos instants de bonheur
Je regarde mon bourreau dans les yeux
Je le supplie d’abréger ce moment si douloureux

Elle approche l’heure de ma mort
Et j’essai malgré tout de rester fort
Je ne peux dire que je n’ai pas peur
Sinon de quoi pourrais-je bien avoir peur ?

Voici alors une terrible affaire
Je retourne donc à la terre
Parce que je t’aime jusqu’à la déraison
Mais je ne regrette aucune de mes décisions

J’embrasse la mort et l’accueil à bras ouvert
Car enfin je serais libéré de ce calvaire
J’embrasse la mort en ce jour
Je t’attends dans l’autre vie mon amour

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12 PEINE DE MORT PHILALY 8.08

J’ai signé de ma main droite de sacrées lettres
J’ai tant espéré en chacun de mes recours
Derrière les barreaux de ma minuscule fenêtre
J’ai tellement imploré et appelé au secours

Pour toute et désespérante réponse
J’ai été cloué sur les murs du silence
Dans ma tête résonne la sentence qui s’enfonce
A cause de ces marteaux je suis sans défense

Je suis juste entre la vie et la mort, dans un accès de rage
Le long de ce couloir j’attends pour demain mon départ
Lâchement ils ont arrêté de me défendre, quel courage !
Pensant injustement que c’est la vengeance qui répare

J’ai ma peau blême tatouée de la douleur
Souffrance Indélébile sur mon visage se lisant
Condamné, seul, combattant, je me meurs
Dans un espoir déchu, voyez-moi gisant

Je me ballotte entre l’esprit et le corps
Je cherche encore, ma foi, en quoi croire
Mais même Celui qui sait lire dans les coeurs
Est mort en martyr sans aucun espoir

Je vous offre en souvenir mes larmes criantes, hurlant l’agonie
Amères qui ruissellent de ma tristesse lentement
Sur mes lèvres froides meurtries
Je suis couvert du noir de mon tourment

Je vous laisse une dernière fois fixer mes yeux d’innocent
Vous pourrez sans peine y voir mon âme pure
Mais vous avez décidé de me vider de mon sang
Saurez-vous vous un jour vous pardonner cette bavure

Je vous donne à écouter le glas mon cœur
Et ce qui cloche dans chacun de ses battements
Vous comprendrez un peu tard votre erreur
De m’avoir jugé trop hâtivement

La tête haute, je m’en vais la mort dans l’âme
Je vous jure, de sang je n’ai pas les mains pleines
Pourtant je vais sentir sur mon cou la lame
Coupant court à toutes mes clameurs qui auront été vaines


Merci à tous et rendez-vous sur la page de lys pour son nouveau concours "à la fenêtre"

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Oui, il va falloir une sacrée imagination
"Ecrit non signé" ? mais placé sur sa page
c'est bien une signature ? pas grave...

cogitation, réflexions, conclusions, organisation
merci pour le tout. Bisous
 
Un sujet terrible mais fort intéressant, mais je vais essayer...Quel transfert il va falloir effectuer...Bisous...Lys
 
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