Concours :
«Donnez vie à un tableau »
CONCOURS du 17 avril au 27 avril
RESULTATS sur ma page le 30 avril
Envoi de vos poèmes en copier coller sur mon PM
THEME : Laissez votre imagination animer les personnages d’un tableau et exprimer leurs sentiments…
(en exemple : le radeau de la méduse, le sacre de Napoléon, le déjeuner sur l’herbe, le moulin de la galette, la belle ferronnière, la goulue, les trois grâces….)
CONTRAINTES : rimes embrassées ABBA
Attention
Respect du thème
Respect de la ponctuation
Respect de l’orthographe
Vos poèmes seront notés comme à l’accoutumée avec impartialité et dans le respect total des consignes.
Chef de jury : Llumierelive
********************
1 Le tableau vivant YV 5.4
Éperdument, je peins ton corps sur la toile dentelée
De toi, je dévoile, le sens de ta beauté en transparence
Du bout de mon pinceau dessinant les courbes de l'attirance
Juste un voilage recouvrant ta peau sensuelle et adorée
Décuplant mes gestes avec attention, pour ne pas raté l'œuvre d'un instant
Mille fois, mon regard observe cette vue à la couleur de charme
Irréaliste ton reflet se reflète déjà sur la toile du moment
M attarde longuement sur tes yeux et ta chevelure de femme
Tes petits seins à peine voilés, je reste l'artiste avec son chevalet
J'éparpille mes couleurs pastel couleur gris galets
Longilignes, l'esquisse prend forme, et ma palette se colore
Ton corps de muse accueillante, d'où sort la réalité du décor
Mes mains ne désirant qu'une chose, aboutir à une œuvre d'art
Que les yeux des acheteurs découvrent tout ton charme
L'esquisse finie, moi peintre, j'ai créé un tableau signer de parme
Désireux que ma toile prenne vie, j'ajouterai le bleu d'une femme couguar
***********************
2 Les coquelicots d'Argenteuil PATAMOTS 7.54
Dans ce décor bucolique, Monet à son chevalet
Peint... quelques touches aux détails carmins...
L'idée d'une perspective pour un autre demain
Fait découvrir les barcarolles au mois de Mai ...
Tu es là ma douce Camille ! ,
Dans l'aquarelle tapissée de fleurs
Ou se fond un pastel aux rouges cœurs ,
Aux côtés de notre enfant charmille .
Un jour, ou la prairie leur fait bon accueil
Ils marchent avec aisance , le pas aérien
Dans l'herbe bien trop haute pour le bambin
Derrière eux la maison d'Argenteuil...
Le ciel encore chargé découvre son azur ,
Comme le chanfrein décline l'ombrelle
Un chapeau de paille à la coiffure trop belle ;
Vous semblez si légers au vaste de l'allure .
L'esquisse rouge aux arbres trop fades les révèle
Ils arrivent ! les voyez-vous ?
Comme ils sont beaux à ce rendez-vous …
Dans la prairie de l'unique modèle .
Sa longue robe s'attarde dans le vent ,
Et câline les coquettes œillades .
Ils vont à l'océan du royaume nomade
Contexte du couple mère-enfant...
Le bouquet vermeil touche le soleil ,
Qui donne raison à la nature ...
L'époque , d'une douce verdure
Ce flou à l'imperturbable sommeil .
***************************
3 Le bal du moulin de la galette ANGEPAPILLONNANOU 6.4
Lointaine dans mes pensées, je fais vivre ce tableau
J’imagine aisément toute sa sensibilité.
Malgré son brin de naïveté
Il papillonne de lumière, les ginguettes semblent y faire échos.
Je repeins ces moulins à vents
Et ce grand hangar que l’on appelé le moulin de la galette.
Comme thème, c’étais la guinguette
Que Renoir et Van Dongen avaient peind à l’intervalle de trente ans !
La toile dégagée de la fraîcheur
Mêler de joie.
Parsemer d’émois
Sur des visages charmeurs.
L’ambiance fût joyeuse
Sous un papillonnement de lumières.
En plein air
Parfois se transformerait elle en atmosphère amoureuse.
****************
4 Les amoureux GLYCINE 7.23
Par un merveilleux après-midi de dimanche
Alors que le doux printemps effaçait l'hiver
Enrobant le tableau de Renoir de lumière
Elle est assise sur l'herbe dans sa jolie robe blanche
Allongé auprès d'elle, se trouve un soupirant
Murmurant un poème en guise de déclaration
Espérant voir dans son regard une émotion
A l'écoute de l'aveu de ses purs sentiments
Mais la jeune fille reste insensible à ses mots doux
Se montrant réticente face à ses folles promesses
Et malgré l'empressement empli de tendresse
Elle répond à son discours en faisant une moue
Pourtant le cadre est très propice aux confidences
Les arbres, de leur ombre, protègent leurs paroles
Et le doux soleil, de ses rayons d'or, les frôle
Eclairant la robe et les fleurs couleur garance
Le jeune homme garde l'espoir qu'un jour prochain
La belle, pour lui, enfin sentira battre son coeur
Et qu'ils vivront ensemble le plus grand des bonheurs
Il suffit juste qu'en souriant, elle lui donne la main
****************
5 La liberté de Eugène Delacroix... LYS 7.51
En avant ! beau peuple de France,
Marche derrière-moi d'un pas léger,
Tes morts, au ciel se sont envolés,
D'une prière apaise leur souffrance !
Monte aux barricades avec fierté,
Dirige tes pas vers l'espérance,
Entonne l'hymne de la résistance,
Au-dessus de toi veille une entité...
Avance ! Tu n'es que bravoure,
Sois confiant, je t'ouvre la voie,
J' arme ton bras, t'emplis de foi,
Et suis de celle que l'on savoure...
Vois ! je lève ton drapeau au vent,
Ignore le nuage obscur du passé,
Il te faut avancer d'un pas assuré,
Reconquérir la terre de tes parents...
Alors, l'œil plein de larmes, un jour,
Tu raconteras cette lutte acharnée,
Celle des partisans de Mère Liberté,
Et l'espoir d'être libre pour toujours...
****************************
6 Le radeau de la Méduse PATAMOTS 6.64
Cette œuvre est un lavis de mélancolie
Elle nous renvoie une image dramatique
Entre l'horreur d'une réalité et le mystique ,
Périr ou survivre par l'anthropophagie .
Sur l'île au récif terre de sienne ,
Repose l'ossuaire des naufragés de la Méduse .
On entend encore la complainte d'une muse
Elle seule en est la gardienne...
Ils ne voient plus le flambeau
Du bitume de Judée ,
Ils se meurent tels des suppliciés
Noués au pilastre du tombeau .
Mais la mer gronde et agite la mort
Et se dresse en stèle tétraèdre
Ils luttent sur le bois de cèdre
Leurs corps nus déclinent dans l'effort .
La tempête au tourment de l'averse
Les abandonne à leur naufrage
Le regard fixe du dernier passage
Juste une illusion... d'une mer ogresse.
*******************************
7 Coquelicots... de Vladimir Volegov LYS 7.82 médaille d'or
Caché dans un cocon de verdure,
C'est un doux et merveilleux ilot
Où s'ébat le rouge du coquelicot,
Où s' écoute du vent, le murmure...
Protégée d'une ombrelle blanche,
Une jeune femme telle une fleur,
Sommeille à l'abri de la chaleur,
Le soleil joueur,caresse sa hanche...
Un doux parfum s'élève en l'éther,
Près d'elle, une pomme friandise,
Avec le rose de sa bouche, rivalise..
Elle entre dans un rêve et s'y perd....
L'astre illumine sa robe immaculée,
Sème de l'or en sa blonde chevelure...
Sur son épaule délicate qu'il rassure
Le ciel jette une mousseline bleutée...
Et le rouge et le blanc s'allient au vert,
Esquissent un tableau d'une rare beauté,
Éveillent quelques jolis rêves oubliés,
Estompent la vie au goût de riz amers ...
**********************
8 Le sacre de Napoléon...(Peint par David ) LYS 7.80 médaille d'argent
2 décembre 1804 en la Cathédrale de Notre-Dame de Paris
La scène est représentée sur une toile de neuf mètres sur six.
Le décor est grandiose, la mise en scène est presque magique,
Notre-Dame pour l'occasion est parée de colonnes antiques.
Dans la loge, au centre, la mère du nouvel empereur, sourit...
Pure fiction pour David, rajout à la demande de l'empereur,
Elle refusa d'assister au sacre de son fils...brouille familiale...
L'empereur qui vient de se couronner, d'un geste seigneurial,
S'apprête à poser l'emblème, sur la tête de l'élue de son cœur...
Une robe de satin blanc rehaussée d'une ceinture frangée d'or,
Un manteau de velours cramoisi brodé d'or, doublé d'hermine
Une couronne de lauriers d'or sur sa tête, l'empereur fulmine,
Impatient, couronnant Joséphine, il ouvre la boîte de Pandore...
A présent, l'impératrice dans ses habits d’apparat, agenouillée,
Devant ce maître tout-puissant tremble un peu, elle frissonne...
Sa robe blanche rehaussée d'argent et ce décor qui l'assomme
Lui font vivre l'éternité, sur ce coussin violet d'abeilles, semé...
Les mains jointes, le regard sur les souliers de satin brodés d'or,
Posés sur cet autel vert amande, elle aimerait bien être ailleurs,
Et puis tous ces courtisans...Napoléon devenu grand empereur...
C'est un peu trop pour elle, serait-elle la bête et lui le matador ?
Mesdames de La Rochefoucauld et de La valette sont fatiguées...
Ces dames d'honneur et d'atour courbent le dos, s'impatientent,
Il fait froid, et la cérémonie se déroule trop lentement à leur gré,
Cette traîne rouge doublée d'hermine blanche devient si pesante...
Au centre, la tribune parée de velours vert et d'or, semé d'abeilles,
Autour de la mère du nouvel empereur, frères et sœurs sont réjouis,
Pensent aux nouvelles faveurs reçues, elles vont changer leurs vies...
A droite en avant, les ministres contemplent la scène, telle merveille...
Le pape Pie sept entouré de ses cardinaux et évêques se repose,
Derrière cet empereur qui semble vouloir être seul maître à bord...
Dans cette assemblée tout est bien orchestré, cousu d'argent et d'or,
Sous l'égide de la croix d'or, l'aigle impérial avec panache se pose...
************************
9 LE SOURIRE DE LA JOCONDE JPde LILLE 7.73 médaille de bronze
Quel triste métier
Que servir de modèle
Pour la riche clientèle
De peintres désargentés
Vermeer m’eut habillée
De sa lumière douce
Qui embellit les rousses
Et les rend désirées
Le pinceau de Renoir
M’aurait donné la main
Pour sortir de mon bain
Me donnant belle à voir
C’eut été Picasso
On ne m’eut reconnue
Avec lui poser nue
Il n’en écoute pas trop
Mais Gustave Courbet
Négligeant ma pudeur
Pour un client voyeur
Me fit déshabiller
Allongée et cambrée
Étendue sur un lit
Exposée alanguie
Ma fente dévoilée
Sortie de cet enfer
Où j’étais confinée
Me voilà à Orsay
Disposée à vous plaire
Souffrant de basses injures
Offerte aux yeux envieux
De jeunes et de vieux
Amateurs de luxure
Je me présente à vous
Dans ma vérité nue
Car toute honte bue
Maintenant je m’en fous
Des jugements d’immonde
Il ne reste plus rien
Mon sourire vaut bien
Celui de la Joconde
Inspiré de « L’origine du monde » - 1866
Œuvre de Gustave COURBET
Musée d’Orsay
de merveilleux poèmes! rendez-vous sur la page de Lys pour son nouveau concours "Hommage"
«Donnez vie à un tableau »
CONCOURS du 17 avril au 27 avril
RESULTATS sur ma page le 30 avril
Envoi de vos poèmes en copier coller sur mon PM
THEME : Laissez votre imagination animer les personnages d’un tableau et exprimer leurs sentiments…
(en exemple : le radeau de la méduse, le sacre de Napoléon, le déjeuner sur l’herbe, le moulin de la galette, la belle ferronnière, la goulue, les trois grâces….)
CONTRAINTES : rimes embrassées ABBA
Attention
Respect du thème
Respect de la ponctuation
Respect de l’orthographe
Vos poèmes seront notés comme à l’accoutumée avec impartialité et dans le respect total des consignes.
Chef de jury : Llumierelive
********************
1 Le tableau vivant YV 5.4
Éperdument, je peins ton corps sur la toile dentelée
De toi, je dévoile, le sens de ta beauté en transparence
Du bout de mon pinceau dessinant les courbes de l'attirance
Juste un voilage recouvrant ta peau sensuelle et adorée
Décuplant mes gestes avec attention, pour ne pas raté l'œuvre d'un instant
Mille fois, mon regard observe cette vue à la couleur de charme
Irréaliste ton reflet se reflète déjà sur la toile du moment
M attarde longuement sur tes yeux et ta chevelure de femme
Tes petits seins à peine voilés, je reste l'artiste avec son chevalet
J'éparpille mes couleurs pastel couleur gris galets
Longilignes, l'esquisse prend forme, et ma palette se colore
Ton corps de muse accueillante, d'où sort la réalité du décor
Mes mains ne désirant qu'une chose, aboutir à une œuvre d'art
Que les yeux des acheteurs découvrent tout ton charme
L'esquisse finie, moi peintre, j'ai créé un tableau signer de parme
Désireux que ma toile prenne vie, j'ajouterai le bleu d'une femme couguar
***********************
2 Les coquelicots d'Argenteuil PATAMOTS 7.54
Dans ce décor bucolique, Monet à son chevalet
Peint... quelques touches aux détails carmins...
L'idée d'une perspective pour un autre demain
Fait découvrir les barcarolles au mois de Mai ...
Tu es là ma douce Camille ! ,
Dans l'aquarelle tapissée de fleurs
Ou se fond un pastel aux rouges cœurs ,
Aux côtés de notre enfant charmille .
Un jour, ou la prairie leur fait bon accueil
Ils marchent avec aisance , le pas aérien
Dans l'herbe bien trop haute pour le bambin
Derrière eux la maison d'Argenteuil...
Le ciel encore chargé découvre son azur ,
Comme le chanfrein décline l'ombrelle
Un chapeau de paille à la coiffure trop belle ;
Vous semblez si légers au vaste de l'allure .
L'esquisse rouge aux arbres trop fades les révèle
Ils arrivent ! les voyez-vous ?
Comme ils sont beaux à ce rendez-vous …
Dans la prairie de l'unique modèle .
Sa longue robe s'attarde dans le vent ,
Et câline les coquettes œillades .
Ils vont à l'océan du royaume nomade
Contexte du couple mère-enfant...
Le bouquet vermeil touche le soleil ,
Qui donne raison à la nature ...
L'époque , d'une douce verdure
Ce flou à l'imperturbable sommeil .
***************************
3 Le bal du moulin de la galette ANGEPAPILLONNANOU 6.4
Lointaine dans mes pensées, je fais vivre ce tableau
J’imagine aisément toute sa sensibilité.
Malgré son brin de naïveté
Il papillonne de lumière, les ginguettes semblent y faire échos.
Je repeins ces moulins à vents
Et ce grand hangar que l’on appelé le moulin de la galette.
Comme thème, c’étais la guinguette
Que Renoir et Van Dongen avaient peind à l’intervalle de trente ans !
La toile dégagée de la fraîcheur
Mêler de joie.
Parsemer d’émois
Sur des visages charmeurs.
L’ambiance fût joyeuse
Sous un papillonnement de lumières.
En plein air
Parfois se transformerait elle en atmosphère amoureuse.
****************
4 Les amoureux GLYCINE 7.23
Par un merveilleux après-midi de dimanche
Alors que le doux printemps effaçait l'hiver
Enrobant le tableau de Renoir de lumière
Elle est assise sur l'herbe dans sa jolie robe blanche
Allongé auprès d'elle, se trouve un soupirant
Murmurant un poème en guise de déclaration
Espérant voir dans son regard une émotion
A l'écoute de l'aveu de ses purs sentiments
Mais la jeune fille reste insensible à ses mots doux
Se montrant réticente face à ses folles promesses
Et malgré l'empressement empli de tendresse
Elle répond à son discours en faisant une moue
Pourtant le cadre est très propice aux confidences
Les arbres, de leur ombre, protègent leurs paroles
Et le doux soleil, de ses rayons d'or, les frôle
Eclairant la robe et les fleurs couleur garance
Le jeune homme garde l'espoir qu'un jour prochain
La belle, pour lui, enfin sentira battre son coeur
Et qu'ils vivront ensemble le plus grand des bonheurs
Il suffit juste qu'en souriant, elle lui donne la main
****************
5 La liberté de Eugène Delacroix... LYS 7.51
En avant ! beau peuple de France,
Marche derrière-moi d'un pas léger,
Tes morts, au ciel se sont envolés,
D'une prière apaise leur souffrance !
Monte aux barricades avec fierté,
Dirige tes pas vers l'espérance,
Entonne l'hymne de la résistance,
Au-dessus de toi veille une entité...
Avance ! Tu n'es que bravoure,
Sois confiant, je t'ouvre la voie,
J' arme ton bras, t'emplis de foi,
Et suis de celle que l'on savoure...
Vois ! je lève ton drapeau au vent,
Ignore le nuage obscur du passé,
Il te faut avancer d'un pas assuré,
Reconquérir la terre de tes parents...
Alors, l'œil plein de larmes, un jour,
Tu raconteras cette lutte acharnée,
Celle des partisans de Mère Liberté,
Et l'espoir d'être libre pour toujours...
****************************
6 Le radeau de la Méduse PATAMOTS 6.64
Cette œuvre est un lavis de mélancolie
Elle nous renvoie une image dramatique
Entre l'horreur d'une réalité et le mystique ,
Périr ou survivre par l'anthropophagie .
Sur l'île au récif terre de sienne ,
Repose l'ossuaire des naufragés de la Méduse .
On entend encore la complainte d'une muse
Elle seule en est la gardienne...
Ils ne voient plus le flambeau
Du bitume de Judée ,
Ils se meurent tels des suppliciés
Noués au pilastre du tombeau .
Mais la mer gronde et agite la mort
Et se dresse en stèle tétraèdre
Ils luttent sur le bois de cèdre
Leurs corps nus déclinent dans l'effort .
La tempête au tourment de l'averse
Les abandonne à leur naufrage
Le regard fixe du dernier passage
Juste une illusion... d'une mer ogresse.
*******************************
7 Coquelicots... de Vladimir Volegov LYS 7.82 médaille d'or
Caché dans un cocon de verdure,
C'est un doux et merveilleux ilot
Où s'ébat le rouge du coquelicot,
Où s' écoute du vent, le murmure...
Protégée d'une ombrelle blanche,
Une jeune femme telle une fleur,
Sommeille à l'abri de la chaleur,
Le soleil joueur,caresse sa hanche...
Un doux parfum s'élève en l'éther,
Près d'elle, une pomme friandise,
Avec le rose de sa bouche, rivalise..
Elle entre dans un rêve et s'y perd....
L'astre illumine sa robe immaculée,
Sème de l'or en sa blonde chevelure...
Sur son épaule délicate qu'il rassure
Le ciel jette une mousseline bleutée...
Et le rouge et le blanc s'allient au vert,
Esquissent un tableau d'une rare beauté,
Éveillent quelques jolis rêves oubliés,
Estompent la vie au goût de riz amers ...
**********************
8 Le sacre de Napoléon...(Peint par David ) LYS 7.80 médaille d'argent
2 décembre 1804 en la Cathédrale de Notre-Dame de Paris
La scène est représentée sur une toile de neuf mètres sur six.
Le décor est grandiose, la mise en scène est presque magique,
Notre-Dame pour l'occasion est parée de colonnes antiques.
Dans la loge, au centre, la mère du nouvel empereur, sourit...
Pure fiction pour David, rajout à la demande de l'empereur,
Elle refusa d'assister au sacre de son fils...brouille familiale...
L'empereur qui vient de se couronner, d'un geste seigneurial,
S'apprête à poser l'emblème, sur la tête de l'élue de son cœur...
Une robe de satin blanc rehaussée d'une ceinture frangée d'or,
Un manteau de velours cramoisi brodé d'or, doublé d'hermine
Une couronne de lauriers d'or sur sa tête, l'empereur fulmine,
Impatient, couronnant Joséphine, il ouvre la boîte de Pandore...
A présent, l'impératrice dans ses habits d’apparat, agenouillée,
Devant ce maître tout-puissant tremble un peu, elle frissonne...
Sa robe blanche rehaussée d'argent et ce décor qui l'assomme
Lui font vivre l'éternité, sur ce coussin violet d'abeilles, semé...
Les mains jointes, le regard sur les souliers de satin brodés d'or,
Posés sur cet autel vert amande, elle aimerait bien être ailleurs,
Et puis tous ces courtisans...Napoléon devenu grand empereur...
C'est un peu trop pour elle, serait-elle la bête et lui le matador ?
Mesdames de La Rochefoucauld et de La valette sont fatiguées...
Ces dames d'honneur et d'atour courbent le dos, s'impatientent,
Il fait froid, et la cérémonie se déroule trop lentement à leur gré,
Cette traîne rouge doublée d'hermine blanche devient si pesante...
Au centre, la tribune parée de velours vert et d'or, semé d'abeilles,
Autour de la mère du nouvel empereur, frères et sœurs sont réjouis,
Pensent aux nouvelles faveurs reçues, elles vont changer leurs vies...
A droite en avant, les ministres contemplent la scène, telle merveille...
Le pape Pie sept entouré de ses cardinaux et évêques se repose,
Derrière cet empereur qui semble vouloir être seul maître à bord...
Dans cette assemblée tout est bien orchestré, cousu d'argent et d'or,
Sous l'égide de la croix d'or, l'aigle impérial avec panache se pose...
************************
9 LE SOURIRE DE LA JOCONDE JPde LILLE 7.73 médaille de bronze
Quel triste métier
Que servir de modèle
Pour la riche clientèle
De peintres désargentés
Vermeer m’eut habillée
De sa lumière douce
Qui embellit les rousses
Et les rend désirées
Le pinceau de Renoir
M’aurait donné la main
Pour sortir de mon bain
Me donnant belle à voir
C’eut été Picasso
On ne m’eut reconnue
Avec lui poser nue
Il n’en écoute pas trop
Mais Gustave Courbet
Négligeant ma pudeur
Pour un client voyeur
Me fit déshabiller
Allongée et cambrée
Étendue sur un lit
Exposée alanguie
Ma fente dévoilée
Sortie de cet enfer
Où j’étais confinée
Me voilà à Orsay
Disposée à vous plaire
Souffrant de basses injures
Offerte aux yeux envieux
De jeunes et de vieux
Amateurs de luxure
Je me présente à vous
Dans ma vérité nue
Car toute honte bue
Maintenant je m’en fous
Des jugements d’immonde
Il ne reste plus rien
Mon sourire vaut bien
Celui de la Joconde
Inspiré de « L’origine du monde » - 1866
Œuvre de Gustave COURBET
Musée d’Orsay
de merveilleux poèmes! rendez-vous sur la page de Lys pour son nouveau concours "Hommage"