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concours 100ans en arrière...1914

LLUMIERELIVE

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Membre du personnel
Concours :
« 100 ans en arrière…1914 »
CONCOURS du 15 janvier au 25 janvier
RESULTATS sur ma page le 27 janvier
Envoi de vos poèmes en copier coller sur mon PM
THEME : 100 ans en arrière…Vous êtes propulsé en aout 1914. Faite revivre un personnage de cette époque, avec ses espoirs, ses craintes, les bouleversements dans sa vie…
CONTRAINTES : rimes libres mais obligatoires

Attention
Respect du thème
Respect de la ponctuation
Respect de l’orthographe :
16 vers 3 fautes maximum
Au-delà 5 fautes maximum


Vos poèmes seront notés comme à l’accoutumée avec impartialité et dans le respect total des consignes.


Chef de jury : Llumierelive


1 La guerre des tranchées PATAMOTS médaille d'argent 9.15

Août 1914, un ciel froid et livide la terre tremble
Sous les rafales de pluie et les averses de mortiers .
L'intérieur de la tranchée ressemble
A des fondrières innommables charniers...

Des arbres déchiquetés courbent devant les barricades...
De loin en loin les ruines des villages
A coups d'obus et de grenades
La glaise bouleversée rend un sinistre paysage...

Les carcasses puantes des chevaux
S’amoncellent en un tas de morts-vivants
Et partout la boue, le sang éclaboussent nos tombeaux...
Les rats ont envahis les dédales des partisans...

J'ai vu le soldat , le camarade fauché sous la mitraille
Par l'ennemi que l'on ne voit même pas...
La faim, le froid, le sommeil et la peur me tiraille
Comme si que cette maudite guerre ne suffisait pas...

On dort debout, à genoux, accroupis contre des palissades
Ici l'existence n'a plus rien d'humain
Dans le calme éprouvant qui suit la canonnade
Je m'accorde alors une trêve... peut-être la paix sera pour demain .


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2 La 'grande' guerre... JANU médaille de bronze 8.78

La guerre est déclarée, branle bas de combat
Guerriers tous remontés , mais à côté de çà
Tout ce qu'on laisse ici et d'abord la famille
Qui va les défendre si tous leurs biens on pille

Mon papa était vieux à quarante quatre ans
Mais naturalisé, défendre sa patrie
Ce n'était qu'un devoir pas une idôlatrie
Ce qu'il devait prouver de suite en s'engageant

Ses frères ont fait de même tous aux chasseurs d'Afrique
C'est sans tenir compte d'âge ou de condition
Qu'ils ont fait leurs classes préparés à la trique
Pour conduire des 'brèles'* leur prochaine mission ( brèles = mulets )

Le papa sans sa ferme, pour les autres la forge
Commerce et atelier : patrons bien ennuyés
Pour eux les Dardanelles où l'on se fourvoyait
Avec les maladies ce Pays en regorge

Les frères de maman, à cinq ils sont partis
Ils ont laissé leur mère, leurs sœurs et femmes aussi
Ils allaient délivrer l'Alsace et la Lorraine
Leurs Provinces perdues, l'idée les rassérène

Mais qui s'occuperait de leurs maigres parcelles
Les femmes et les enfants, plus rien dans l'escarcelle
La terre défrichée commence à rapporter
Elle va péricliter car c'est l'abandonner

Le retour peu glorieux pour ceux encore en vie
Après cette guerre ni vainqueurs ni vaincus
Jamais ils n'oublieront tout ce qu'ils ont vécu
Devenue dérisoire leur haine inassouvie....


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3 Pour qui sonna le glas... (la 'grande guerre suite)

JANU 8.59

Ils étaint cinq frères, tous partis à la guerre
François le vieux garçon gardien au cimetière
Vivant parmi les morts, tous ceux qu'il enterraient
Etaient tous mis en boîtes mais ici ils traînaient

l'obus dans la tranchée ne l'a pas épargné
Blessé à la poitrine à l'hôpital envoyé
Il a souffert des mois mais sans jamais se plaindre
Puis il est décédé, ses morts parti rejoindre

Adolphe le dernier avec ses dix huit ans
Fut envoyé au front en n'étant qu'un enfant
Popur tous ses camarades, pas pour les balles ennemies
L'une, pas invitée, lui a ôté la vie

Michel c'est à Verdun sur le chemin des dames
Qu'il a été gazé n'étant pas protégé
Maudits leurs inventeurs et que le ciel les damne
Le reste de sa vie du sang il a craché

Arriva l'armistice et les cloches ont sonné
Le maire a croisé leur mère qui pleurait :
--C'est enfin terminé ! Aujourd'hui c'est la fête...
--Mais pour les non retours, leur mère n'est jamais prête !


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4 Le vieux Poilu.... IBOUJO 8.56
Te souviens-tu du soldat de naguére
Qui nous contait les combats d'autrefois
Il nous disait les drames de la guerre
Les champs d'horreurs plantés de croix de bois
Les champs d'horreurs plantés de croix de bois

Son regard doux était rempli de larmes
Quand il parlait des sinistres charrois
Quand aux copains on présentait les armes
Avant qu'ils dorment sous les croix de bois
Avant qu'ils dorment sous les croix de bois

Il avouait, la peur serrait sa gorge
Quans nous luttions contre les Bavarois
Il fallait bien pourtant que l'on égorge
Puisqu'attendaient cent mille croix de bois
Puisqu'attendaient cent mille croix de bois

Et puis enfin ,les yeux pleins de lumiéres
Il nous disait des sanglots dans la voix
Vivons en Paix ,effaçons les frontiéres
Mais n'oubliez jamais les croix de bois
Mais n'oubliez jamais les croix de bois....


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5 Lettre sans réponse YV 7.90

Cent ans sont passés autour de moi
Dans l’obscurité, le bruit, le fracas
Gente dame je vous aperçois souvent
De votre jolie toilette au gré du vent
Je vous adresse cette lettre datant
Prenez au hasard, les mots vieillissants
La guerre m'appelle, je pars au front
Je ne recevrais pas votre réponse, je crois
La haine des hommes qui mouront ma foi
L’enfer des dures tranchées, la boue la mort sans miroir
Sans le savoir, aurai-je l'honneur de vous revoir?
Les romantismes au son des obus pauvres poilus
De l’autre côté des hurlements des cris aigus
Mon unité décimée, poursuivie par la rage de vaincre
Gardez cette lettre précieusement, je reviendrai vous couvrir de nacre
Je suis vivant et vieux, et vous êtes vous encore de ce monde.
J'entends toujours le bruit des bombes
Et garde en moi vos yeux de colombe
Cent ans déjà, avez-vous reçu la lettre ou pas?
Jadis je vous ai aimé en secret, vous mon trésor d'émoi
J'ai perdu toute trace de vous, vous étiez si belle suis devenu fou


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6 Journée du 3 août 1914, ou le début de l’Impensable…
PROSE16 médaille d'or 9.37

1914, journée du 3 août,
Je viens d’avoir 15 ans,
La tête remplie de peurs et de doutes…
La folie en démesure qui embrase les nations me glace le sang…

Mon père aimé a 35 ans,
Il part pour la grande guerre,
Embrasse femme et enfants,
Son baluchon en bandoulière…

Un temps, on eut des nouvelles,
Brutalement plus rien, on ne le revit pas…
Dans les champs, les bois partout des étincelles
De feu, d’incessants combats.

Aucune cause ne valide ces horreurs meurtrières,
Ces cadavres entassés dans une poudrière,
Ces survivants qui ne ressentent plus rien
Que l’odeur des charniers humains.

Le cœur et le corps en haillons,
Ils rejoindront peut-être un jour prochain
Leur maison, feignant d’oublier leur chagrin,
Pour qu’à un avenir moins sombre nous croyons.

1918, enfin l’Armistice est signée,
Je suis devenu pupille de la Nation,
Mais je ne parlais jamais de ma situation,
A mon père j’ai souvent rêvé…

Nos cœurs restent à l’unisson,
Nos pensées s’envolent pour espérer
Que pour toujours les nations,
Sauront être et resteront à jamais apaisées…

La plaie de l’absence en mon cœur
Ne s’est pas complètement refermée,
Je me plais à croire avec ferveur
Que le monde n’a pas oublié…


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Des poèmes bouleversants et de grands talents.... merci à vous, rendez-vous sur la page de Lys pour un nouveau concours ...."le refuge"

















 
Un très beau concours...qui va nous plonger dans les couloirs du temps qui marqua notre histoire à l'encre de sang et pourtant...si héroïques...
Bonne inspiration à tous....Bisous...Lys
 
super mais j'ai vraiment pas d'idée dommage !
 
Il y a parmi ces poésies superbes, une magnifique chanson en l'honneur de ces pauvres gens qui ont tant souffert...Bravo !
Bisous...Lys
 
les horreurs de la guerre ont inspiré de si beaux vers... 1914, comment passer à côté?
avant publication des résultats, bravo à toutes et tous
 
Bravo à tous....Les disparus de 14 -18 ne sont pas oubliés, merci pour eux, des écrits de qualité....Félicitations !
Gros bisous...Lys
 
Des écrits poignants sur une page d'histoire qu'il ne faut pas oublié grand hommage à nos aïeux, à nos soldats morts pour la France....
Félicitations à tous et un grand merci à Murielle et ses juges.
 
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