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Composé Lola/Luron : Le positif du négatif.

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luron1er

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Composé Lola/Luron : Le positif du négatif.
MADAME, de Lola Vraie
Monsieur, de Luron1er

Entrez donc chez moi madame, ne restez pas devant la porte !
Bienvenue dans ma vie, vous qui hantez ma mort, en sorte
Ayez un peu de patience, je n'aie point fini mes emplettes
Une boite en sapin, ce tissu de satin, mais surtout un bouquet de violettes

Sortez donc de chez vous monsieur, n'attendez pas qu'on vous l'apporte,
Malvenu dans la mort, toi qui chantes la vie, en cohorte,
Oyez ce feu de ma science, je ne commence seulement mes fadettes,
Un écrin de soie en dessus de lapin, pour une gerbe de pâquerettes.

Vous êtes bien lugubre, souriez mon amie, je vous attendais
Laissez-moi boire un dernier verre, celui du condamné
Je pars les mains vides, l'esprit de souvenirs et le cœur gonflé d'amour
Celui qui ne peut mourir, qui est doux en soie, peut importe la lueur du jour

Je te veux bien riante, pleurnichant de rire, je te détendrai,
Plaisez-vous à revoir plusieurs vers, ceux des cons niais,
Ne restez pas vain de rides, l'âme espiègle d'un rieur dilaté d'humour,
Celle qui peut nourrir d'un exquis émoi, ne peut que donner la fureur autour.

Vous m'emportez vers ce pays, aux mille étoiles qui fauche la souffrance
Vers ces nues où je pourrais me poser avec un peu de chance
Sans adieux, je fuis, juste un nom sur la pierre, sur cette belle terre
Qui fût pour moi bien trop longue triste, j'ai vu trop de misères

Vous me portez vers cet état, à cent voiles, qui m'apporte l'espérance,
Telle la Vénus d'où je courrais déposer ce feu un peu rance,
Sans être odieux, je suis juste de renom peu fier, sur mon petit parterre,
Qui sût pour toi, être ce p'tit humoriste pour te faire rire, toi, mère.

Frissonnant à l'idée de retrouver tous ce beau monde, ces disparus
Qui furent des amis, des amours, des parents et tant d'inconnus
La vie faite, la mort s'invite comme le dernier des présents
L'éternité de vivre au repos à la face des mécréants

Assurant des concepts à trouver pour cette belle ronde, des revenus,
Qui surent égayer ma mie, son humour, ses descendants si bien venus,
La mort défait, la vie bien vite reste plus belle maintenant,
Il faut limiter la mort mal à propos, pour la race des fainéants.

Ô mortelle tu es à l'heure, mais laisse moi encore une minute
Le temps de donner un dernier baiser, à mes douces hirondelles
Elles dorment le sourire aux lèvres, ces songes les rendent belles
Donnez le temps à mes yeux, de les graver, soyez une fois, la mort juste,

Ah ! Vivante, quelle bonne heure, quand de tes mots enfin j'exulte,
Avant d'attiser se grand brasier pour mes rousses, mes belles,
Tu t'éveilles de mes rires, tu t'élèves, tes rêves se prétendent rebelles,

Enlève la paille de ton œil pour te gaver de tes délires que l'on déguste.
 
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