Complainte en n'ège,
(vers irréguliers selon l'épaisseur de neige)
Et maintenant que fais-je ?
Des ces trois notes de solfège,
Moi qui n'est pas le rythme dans la peau,
Moi qui n'ai jamais marché au pas sous le drapeau,
Où sont mes cheveux blanc tombés ?
Dans des souvenirs que la vie à plombés,
Et de mon temps combien de fois n'ai je ?
Vu au printemps de chute de neige,
Demain mon bel été prendra fin,
Et dans mes filets un automne d'aigrefin,
J'irai laborieux briser mes os,
Comme usées vont aux égouts les eaux,
Mais de quoi parlais-je ?
Dans mes poèmes, vous offre le florilège,
De mes pensées, de ma condition et de mes maux,
Comme au blason brillent de beaux émaux,
Pourquoi vouloir être chat, Hugo ou Zola,
Quel acte de bravoure ! je ne bois pas de coca-cola,
Alors de quel bois sciais-je ?
Restant là assis sur mon siège,
Une génération "no futur" sans grand destin,
Prenant le train de l'histoire clandestin,
Sans livrer bataille, sans grands combats,
J'ai laissé libre court à mes ébats,
Et qu'en rapportais-je ?
Dans ce long et morne cortège,
Marchant au pas des suivants,
Comme vont les morts vivants,
Sur une terre sommes passagers,
Et aux services publics simples usagers,
Mais qui et quoi condamnais-je ?
Tourne et tourne le petit manège,
Où celui qui décroche le pompon est roi,
Pour les autres faut toujours en payer l'octroi,
Et dans la compétition être productif,
Et dans la production être compétitif,
Alors pourquoi encore comptais-je ?
Sur la loi qui soit disant protège,
Au fronton de la république sur un ton d'égalité,
L'Homme qui souvent se voit de son emploi décapité,
Ou bien encore la terre, ou bien encore l’animal,
Et l'enfant, et la femme en égal de l'ennemi « mal »
Et par quelle rue défilais-je ?
Pour en vaincre le sortilège,
De cet état de fait, de protestation, en reddition,
Les poches percées j'ai crié sans conviction,
L'ouvrier fera son malheur à crédit mon papa m'avait dit,
Le syndicat en ordre dispersé en perdra son crédit ,
Pourquoi alors m'affolais-je ?
Moi le cancre du collège,
Pour un zéro, quelques mauvaises notes,
j'en aurai perdu toutes mes quenottes,
Mon sourire et ma bonne humeur,
Comme ces chaînes que je traîne, ma tumeur,
Alors à quoi donc me pliais-je ?
A une fleur, un bouchon de liège,
Le dix mai au soir on a fait péter les bulles,
Je n'étais encore qu'un enfant pris dans des mandibules,
Ici on a pas de dieu, on se raccroche à ce que l'on peut,
Du punk, du rock, un son bien rappeux,
Voilà comment attrapais-je,
Au volant rien qu'un arpège,
Sur ma machine comme une "électro-gratte",
Sur la route même pas pirate,
Mon camion et mon smartphone géo localisés,
Les corsaires du roi ont des véhicules banalisés,
Alors, alors ! Où vais-je ?
Par les grands vents des monts de Norvège,
Où la pâle Ophélia d'Arthur Rimbaud,
S'endort à tout jamais le seins beau,
Épris d'amour et de liberté, ô pauvre folle,
Moi, je ne suis de mes idéaux que la branche môle,
Mais pourquoi et où tombais-je ?
Dans le noir, le gris, le beige,
Comme un artiste qui la joue politique,
Mes couleurs s'éffacent au tableau pathétique,
Je t'aimais, je t'aime, je t'aimerai chante Cabrel,
On a détruit la Bastille et ça n'a rien arrangé chantait J.Brel,
Et moi, et moi que chantais-je?
moi qui ne suis point stratège,
Sur le grand échiquier, je pousse ma gueulante,
Je chante faux la vérité et aveuglante,
Je ne suis qu'un pion, qui ne veux pas se laisser abattre,
Mes mots comme un fou devant la tour ne peux débattre,
Alors à quoi bon épiais-je ?
Leurs erreurs, je suis pris au piège,
Du jeu des média, de l'info télévisuelle,
Et Bastille-Nation n'est plus qu'une ruelle,
Où de la manifestation on ne retient que les casseurs,
Prétendument anarchistes, ha! les bons farceurs,
Et où encore migrais-je ?
De ma palliasse à la soie grège,
Je m'abandonne à un petit confort fainéant,
Et même si je travaille, je reste poussière dans le néant,
Je consomme, je consomme, c'est alimentaire,
Et la terre perdue dans l'univers n'est plus qu'une particule élémentaire,
Alors voilà qu'enfilais-je,
mon costume de vrp, quel sacrilège !
Et de mes mots vous fais la promo,
Tempi si ça rime avec homo,
Faut ratisser large même si je suis hétéro,
Avec quelques glaçons ma poésie se vend à l'apéro,
Et maintenant que fais-je ?
De ces trois notes de solfège,
ben ! faut que j'abrège...
(vers irréguliers selon l'épaisseur de neige)
Et maintenant que fais-je ?
Des ces trois notes de solfège,
Moi qui n'est pas le rythme dans la peau,
Moi qui n'ai jamais marché au pas sous le drapeau,
Où sont mes cheveux blanc tombés ?
Dans des souvenirs que la vie à plombés,
Et de mon temps combien de fois n'ai je ?
Vu au printemps de chute de neige,
Demain mon bel été prendra fin,
Et dans mes filets un automne d'aigrefin,
J'irai laborieux briser mes os,
Comme usées vont aux égouts les eaux,
Mais de quoi parlais-je ?
Dans mes poèmes, vous offre le florilège,
De mes pensées, de ma condition et de mes maux,
Comme au blason brillent de beaux émaux,
Pourquoi vouloir être chat, Hugo ou Zola,
Quel acte de bravoure ! je ne bois pas de coca-cola,
Alors de quel bois sciais-je ?
Restant là assis sur mon siège,
Une génération "no futur" sans grand destin,
Prenant le train de l'histoire clandestin,
Sans livrer bataille, sans grands combats,
J'ai laissé libre court à mes ébats,
Et qu'en rapportais-je ?
Dans ce long et morne cortège,
Marchant au pas des suivants,
Comme vont les morts vivants,
Sur une terre sommes passagers,
Et aux services publics simples usagers,
Mais qui et quoi condamnais-je ?
Tourne et tourne le petit manège,
Où celui qui décroche le pompon est roi,
Pour les autres faut toujours en payer l'octroi,
Et dans la compétition être productif,
Et dans la production être compétitif,
Alors pourquoi encore comptais-je ?
Sur la loi qui soit disant protège,
Au fronton de la république sur un ton d'égalité,
L'Homme qui souvent se voit de son emploi décapité,
Ou bien encore la terre, ou bien encore l’animal,
Et l'enfant, et la femme en égal de l'ennemi « mal »
Et par quelle rue défilais-je ?
Pour en vaincre le sortilège,
De cet état de fait, de protestation, en reddition,
Les poches percées j'ai crié sans conviction,
L'ouvrier fera son malheur à crédit mon papa m'avait dit,
Le syndicat en ordre dispersé en perdra son crédit ,
Pourquoi alors m'affolais-je ?
Moi le cancre du collège,
Pour un zéro, quelques mauvaises notes,
j'en aurai perdu toutes mes quenottes,
Mon sourire et ma bonne humeur,
Comme ces chaînes que je traîne, ma tumeur,
Alors à quoi donc me pliais-je ?
A une fleur, un bouchon de liège,
Le dix mai au soir on a fait péter les bulles,
Je n'étais encore qu'un enfant pris dans des mandibules,
Ici on a pas de dieu, on se raccroche à ce que l'on peut,
Du punk, du rock, un son bien rappeux,
Voilà comment attrapais-je,
Au volant rien qu'un arpège,
Sur ma machine comme une "électro-gratte",
Sur la route même pas pirate,
Mon camion et mon smartphone géo localisés,
Les corsaires du roi ont des véhicules banalisés,
Alors, alors ! Où vais-je ?
Par les grands vents des monts de Norvège,
Où la pâle Ophélia d'Arthur Rimbaud,
S'endort à tout jamais le seins beau,
Épris d'amour et de liberté, ô pauvre folle,
Moi, je ne suis de mes idéaux que la branche môle,
Mais pourquoi et où tombais-je ?
Dans le noir, le gris, le beige,
Comme un artiste qui la joue politique,
Mes couleurs s'éffacent au tableau pathétique,
Je t'aimais, je t'aime, je t'aimerai chante Cabrel,
On a détruit la Bastille et ça n'a rien arrangé chantait J.Brel,
Et moi, et moi que chantais-je?
moi qui ne suis point stratège,
Sur le grand échiquier, je pousse ma gueulante,
Je chante faux la vérité et aveuglante,
Je ne suis qu'un pion, qui ne veux pas se laisser abattre,
Mes mots comme un fou devant la tour ne peux débattre,
Alors à quoi bon épiais-je ?
Leurs erreurs, je suis pris au piège,
Du jeu des média, de l'info télévisuelle,
Et Bastille-Nation n'est plus qu'une ruelle,
Où de la manifestation on ne retient que les casseurs,
Prétendument anarchistes, ha! les bons farceurs,
Et où encore migrais-je ?
De ma palliasse à la soie grège,
Je m'abandonne à un petit confort fainéant,
Et même si je travaille, je reste poussière dans le néant,
Je consomme, je consomme, c'est alimentaire,
Et la terre perdue dans l'univers n'est plus qu'une particule élémentaire,
Alors voilà qu'enfilais-je,
mon costume de vrp, quel sacrilège !
Et de mes mots vous fais la promo,
Tempi si ça rime avec homo,
Faut ratisser large même si je suis hétéro,
Avec quelques glaçons ma poésie se vend à l'apéro,
Et maintenant que fais-je ?
De ces trois notes de solfège,
ben ! faut que j'abrège...
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