Pierrotlalune
Nouveau poète
Comment te dire...
Qu'il me plairait à mourir de désir
De passer ma main dans tes cheveux
Et que jamais ce moment ne puisse finir
Pour en moi garder cet ardent feu.
Qu'il me plairait à frémir de désir
De caresser tes pommettes saillantes
Avec mes deux mains, agrandir ton sourire
De mes intentions simples et ignorantes.
Je me complais d'une mélancolie infinie
Dans mes pensées, je te croquis, je t'esquisse
En partie rêveur, en partie perdue, en partie folie
Que mes larmes ralentissent et même se tarissent.
Telle la délicatesse du coquelicot, je me languie
Telle la douceur d'une libellule légère qui vole
Qui me bouleverse, tel l'adagio d'une symphonie
Qui me projette en l'air et me ramène au sol.
Mais le temps, cette vie qui m'est éphémère
Ne saura remplacer, toi mon Éden, ce paradis
Pour me concentrer sur toi nul besoin d'ornières
Tu n'es pas un genre de rêve, tu n'es pas une utopie.
Qu'est-ce qu'une myriade d'étoiles qui scintillent
À coté de toi, deviendrait une pénombre, une éclipse
Entre toi et moi, c'est l'éternel et douce idylle
C'est le néant, la création du monde, l'apocalypse.
Tu es une créature passionnée et même excessive
Tel le bourgeon au printemps qui insiste pour vivre
J'aurais besoin de plusieurs de ces vies successives
Pour apprécier chaque pages de ta vie, mon livre.
Tu es pour moi une boîte de bijoux rempli de diamants
D'émeraudes, d'agates et de toutes ces choses précieuses
Deviennent trésor à mes oreilles tous tes chuchotements
Tes mots d'amour m'absorbent comme une mante religieuse.
Je fonds à ton verbe comme chocolat au soleil
Qu'il soit simple comme bonjour ou alambiqué
Mais jamais il ne me garde même dans un demi-sommeil
Tous tes dires, je suis prêt à tout corroborer.
Si je devais en un seul mot résumé ton aura
Si j'étais avare, je te considérerais mon escarcelle
Mais comme je ne le suis évidemment pas envers toi
Je t'étiquetterai de la plus belle des plus belles.