Comme toutes les histoires : il était une fois... Le sujet était charmant mais lequel choisir ? Après tout, il y en avait tant ! D'ailleurs c'était à la limite de l'indécence, tant il y en avait ! On ne savait où donner de la tête, des yeux, de la voix et même des oreilles. Et quant à rallier tout ce beau monde dans une identique direction, c'était quasi une affaire pour mission impossible. Mais il avait toutefois, quelques déterminants, c'est à dire des dispositions d'horizons afin, bien sûr, de ne pas se perdre. Déjà, il y en avait une un peu plus loin là-bas, un peu en recul par rapport aux autres mais qui se faisait bien remarquer par un je-ne-sais-quoi qui attirait l'œil. Et de façon spontanée encore. Une seconde, enveloppée de discrétion, semblait appartenir à un monde irréel, un entre-deux, comme le matin au réveil, ou bien vers le soir entre chien et loup. Celle-ci forçait le respect, provoquait une réaction d'attention particulière. Quant à celle qui était tout près, si près du frôlement, celle-là, mon dieu, qu'en dire ? C'était trop, c'était tout, c'était rien. Quelles dispositions d'horizon choisir ? Pourrions-nous tracer un trait en ligne directe ? En aurions-nous le temps, l'envie, le désir ? Car le sujet amène le verbe, et quand celui-ci se conjugue, le fait-il à tous les temps, par tous les temps... S'en est trop, trop, trop... Pourrions-nous nous enfuir à bord d'un proverbe, d'une maxime, à l'extrême une comptine ? Pourrions-nous d'un coup sec tirer un trait sur cette histoire et le voudrions-nous vraiment ? Il était une fois... Il était une fois... Il était une fois... rien. Juste un transat, La mer de la Tranquillité (juste à côté de celle de la Sérénité) un verre de tout ira bien et notre regard posé sur le berceau de l'humanité.