Comme Jean-Jacques Rousseau , et contrairement à Montaigne , je n’écris d’abord que pour moi , vraiment , ça en vaut la peine ! J’adore ces indicibles émois ; d’abord j’élabore un texte manuscrit qu’ensuite je retranscris , de telle sorte qu’il apparaisse enfin «online» . C’est un véritable bonheur , un très agréable labeur . Je le comparerai à ces animaux qui laissent des traces de leur passage. Oui , je suis un animal qui , via ses écrits , laisse des traces . C’est le témoignage d’une époque , toutes ces histoires que j’évoque . J’aime associer le simple plaisir d’écrire à des idées , à des «fins mots» . Oui , j’aime ces articulations de mots , qui ont un sens , une trame . J’évite au maximum de parler de drames . Je chante les oiseaux , les fleurs , Mère Nature plutôt , en agençant mes mots . Oui , comme Jean-Jacques Rousseau , la douceur que je savoure à écrire , à parler du bien , du mal , du pire , c’est quelque chose d’ineffable . Je suis heureux , quand je vous conte mes fables. Et comme Jean-Jacques Rousseau , je goûterai tant à la joie de me relire , bien au chaud , vieillard rabougri , allongé là , seul , sur mon lit !