Oh ma douce, ma tendre, ma promise, mon éternelle, Pourquoi le sort nous fut-il aussi cruel? Ne pouvait-il pas nous prendre tous les deux? Emporter ensemble nos âmes sœurs vers les cieux? Depuis ce jour tragique et funeste, Où vous me fûtes arrachée sans conteste, Je me noie dans une abîme de tristesse, Pleurant à chaque instant vos si douces caresses. Oh, mon amour, comme je vous aimais! Je ne pourrais me pardonner, jamais! De n'avoir pu vous sauver de ces ténèbres, qui m'attirent inexorablement vers une aube funèbre. Si précieuse, vous étiez ma seule raison de vivre, Belle et souriante, de joie vous me rendiez ivre. Vous étiez ma lumière qui éclairait ce tunnel si sombre. Maintenant, je suis dans le noir, errant parmi les ombres. Avec vous s'en est allé mon goût pour la vie. Tel un enfant désemparé, je n'éprouve plus aucune envie. Me mourant de désespoir dans cette prison, Forgée avec les débris de mon âme, pour tout horizon. Plus rien ne sera jamais plus pareil sans vous! Sans notre amour, Comment pourrais-je encore tenir debout? Sans cette force que nous m'insuffliez tout les matins, Comment ne pas me laisser envelopper par ce si triste chagrin? Perdu dans les méandres de mes désolations où votre fantôme, à son corps défendant, nourri mes frustrations. Malgré mes efforts désespérés, je ne puis en supporter d'avantages. Mon amour, ce soir, ensemble réunis pour l'éternité, nous traverserons les âges.