Morna
Poète libéré
...et tu m'observe,
à mon insu,
tout près de mes lèvres,
comme pour deviner mes souhaits,
mais je sais qu'on entends le même appel,
qu'on recherche la même lumière;
dans le profond abime de tes yeux,
je me retrouve souvent,
reconnaissant en toi, comme un parent,
comme une destinée qui aurait pu être la mienne,
un même fond, le même poing qui se serre,
et si le manque entraine la rage,
j'accepte de me fondre dans le noir,
le noir que tu veux peindre,
mais en vain cherche t-on à camoufler,
nos cœurs en verre,
tout transparait, tout se reflète,
et ça attire à souhait,
les étincelles errantes qui animent notre être.
