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Codec de la virilité

Anchora

Maître Poète
Juste con ou pure brute ?
Ça dépend si l’ailier droit à la TV
Est une vraie gazelle
Ou un pauvre soûlard,
Tant il se laisse prendre
Ventre à terre.
Je deviens casseur
Pour la bonne cause,
Rajoutant enfin ma touche
Masculine à la déco intérieure.

Émotif ou irrespectueux ?
Non mais, mon cœur,
T’as vu ce pleurnichard ?
Monsieur Ballon d’or
Est devenu une diva
Pour un tacle en chiquenaude.
À quoi sert l’arbitre au juste ?
Il a trouvé son diplôme
Dans une chaussette du Père Noël ?

Mauvais joueur ou menteur ?
Quinte flush royale, il sort l’autre,
Tu m’en diras tant…
Arrête de corner les cartes, le pirate,
Ou je fais sauter ta dent d’argent.
Misère : adieu bières fraîches,
Alpine et belles fesses !
Non, pardon, mon sucre d’orge,
Je voulais dire Alpes et belles pêches.

En manque ou chaud lapin ?
Question absurde, mon lapin blanc.
Je ne suis qu’un homme
Aux mains baladeuses.
En fin de soirée, on fera sûrement
La bête à deux dos sur le tapis.
Comment ? Mes pauvres reins
De sportif du dimanche, tu dis ?
Mais j’ai que la trentaine !
Continue, on verra bien qui fera le crabe
Demain pour aller au travail.

Viril ou macho ?
Hum, le crabot, ça t’évoque quelque chose ?
Non ? Alors laisse Monsieur Pimp my ride
Chouchouter Madame Mercedes,
Qui a besoin d’une touche classique.
Ce sera peut-être ton tour...
Plus tard, si tu es sage.

Chef de chantier ou bricoleur du dimanche ?
Ne t'inquiète pas pour ce mur, mon île flottante,
Avec la perceuse pro, il sera impeccable.
Le trou est un peu trop large, tu dis ?
C'est le placo qui est de mauvaise qualité !
Passe-moi plutôt le niveau à bulle.
Tu n’avais pas une course à faire ?
Une copine esseulée à consoler ?
La tarte aux pommes à surveiller ?

Complexe d’infériorité ou arrogant ?
Tu soulèves combien en fonte ?
Non, tu préfères le yoga, c’est vrai.
C’est toujours les mardi et jeudi à 10 h ?
Je vois, alors laisse-moi ce pack d’eau !
Chut, mon dos va bien, voyons,
Je suis dans la fleur de l’âge,
Pas sur mon lit de mort.

Bon vivant ou poivrot ?
Mon gentil rossignol,
Quand tu invites ta volaille,
Tu comptes les œufs ?
Alors laisse mes bons copains,
Les packs de bières au frais,
Occuper les deux dernières places.

Trop dodu ? Diminuer la charcuterie et la bière ?
Amour de ma vie, premièrement,
Comment oses-tu me priver de
Ma fontaine de jouvence ?
Toi le dragon gardant d’une griffe acérée
Sa pharmacie de produits de beauté !
Deuxièmement, l’homme est omnivore,
Et troisièmement, laisse ma belle petite baudruche
Grandir sagement, c'est notre parachute.
(Le fameux Dad bod.)
Et puis, moi, je dis rien sur ta courbure accentuée
Éclipsant la femme de Vitruve !
Non, non, je disais juste
Que tu prends de belles formes
Tout en maturité, mon rafraîchissant palmier.

Crise de la quarantaine en approche
Ou indemnité de départ en avance ?
Mon bel ange en colère, cette voiture,
C’est un classique iconique.
Elle assurera, dans 30 ans,
Notre paisible retraite.
(Jamais de la vie !)
Sauf si l’idée merveilleuse te vient
D’hypothéquer tes breloques scintillantes.
Pardon, je voulais dire d’investir dans l’or,
Ton coffre au trésor.

Allons, voyons, Doucet,
Je sais que tu m’aimes.
Mère Sagesse a pris de l'avance
Et fait reculer l’illustre forêt,
Mais tu adores ce poivrier incrusté
Sur ce visage de tombeur.
Je ressemble presque
À G. Clooney, non ?
Mais en plus corsé.

Nostalgie ou caprice ?
Motard un jour, motard toujours.
C’est comme le vélo,
Il suffit de se remettre en selle.
Mais oui, ce blouson me va encore !
Quelques retouches et en avant,
Chevelure sombre au vent.
Hum… c’était une métaphore,
Ma fausse canaille,
Je reste un enfant sage :
Je continue de rêver,
Les pieds ancrés au sol…
Comme toi du temps
De ta fraîcheur rosée…

Je perds parfois le nord ?
Mon étoile du berger,
Pourquoi chercher inutilement
Ce que je peux demander directement
À la maîtresse de maison ?

Je deviens grincheux ?
Ma Blanche-Neige, ça s’appelle bonifier !
Tu sais, comme le bon vieux vin.
Comme toi, je gagne juste
Du caractère pour affronter
La tempête de Maître Temps.
 
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Désolé mes textes sont si long que je coupe des vers, dans la fièvre de l’inspiration
 
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