Cortes
Maître Poète
Il est dans le brouillard en triste déraison,
Le soir comme un combat, il chante une oraison
Dans une ombre plus douce et poétique
Quand de mon seul écrit s’éprend de liberté
Et le rêveur m’enchante élève une fierté
D’une ivresse, il rejoint la mer publique.
Laisse-moi mon aimé te parler sans humour
Quand l’éclat vient nourrir l’humeur de mon amour
Tout près de toi, je reste poétique.
Quand tu sombres la nuit sans ton ange d’espoir
Tu connais le chemin vers l’élan chaque soir
Puis tu cherches en vain une eau publique.
Tu comprends de la lune un si clair univers
Sous le poids de la vie, apprivoise, mes vers,
Mon rêve a l’esprit, d’un tout poétique
Tremblante, je ressens le vent dans mes cheveux
Ton doux frisson soudain te rend un peu nerveux,
Puisant tel un soupir l’onde publique.
As-tu le souvenir d’un instant de plaisir ?
Où le charme retient l’aveu de mon désir
Le temps a suspendu l’air poétique
Dans l’automne nouveau, la nature en bouquets
Sur la saison prenant l’époque des coquets
Du ressac couvrant la clameur publique.
Maria-Dolores
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