Arteis
Nouveau poète
Si ce jour là tu avais eu ton écharpe rouge
Et si les arbres avaient cessé de fleurir
Là où s'enlacent les feuilles moites et la sauge
Là où les allées droites n'en finissent pas de mourir
Si la dame brune n'avait pas laissé tomber son gant
Confondu les feuilles mortes et la rive automnale
Et si la terre peureuse s'était couchée en tremblant
Là où les allées s'écoulent à l'ombre des étoiles
Si tu avais eu ce geste malheureux
Comme celui des héros qui s'enfuient en tirant
Comme celui de la foule qui détourne la tête en passant
Et si tu avais su ce que c'est qu'être deux
Mais la Terre est âgée, et elle est capricieuse
Ses eaux ne coulent que pour ceux qui l'acclament
Les allées droites n'ont q'un sens, les hommes s'y enflamment
Je n'ai jamais revu ton écharpe rieuse
Si l'automne est moqueur, et si je l'avais su
Peut-être m'en serais-je allée
Les feuilles mortes tombent et pavent les rue
Les tombes frissonnent encore, et tu t'es écarté.
Et si les arbres avaient cessé de fleurir
Là où s'enlacent les feuilles moites et la sauge
Là où les allées droites n'en finissent pas de mourir
Si la dame brune n'avait pas laissé tomber son gant
Confondu les feuilles mortes et la rive automnale
Et si la terre peureuse s'était couchée en tremblant
Là où les allées s'écoulent à l'ombre des étoiles
Si tu avais eu ce geste malheureux
Comme celui des héros qui s'enfuient en tirant
Comme celui de la foule qui détourne la tête en passant
Et si tu avais su ce que c'est qu'être deux
Mais la Terre est âgée, et elle est capricieuse
Ses eaux ne coulent que pour ceux qui l'acclament
Les allées droites n'ont q'un sens, les hommes s'y enflamment
Je n'ai jamais revu ton écharpe rieuse
Si l'automne est moqueur, et si je l'avais su
Peut-être m'en serais-je allée
Les feuilles mortes tombent et pavent les rue
Les tombes frissonnent encore, et tu t'es écarté.