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Il est quatre heures et quart.
Un air de blues, lourd, entrainant.
Tout n'est que pénombre à l'instar
De cette voix sans corps qui martèle lentement
L'atmosphère avec ses "il est très tard".
Un filet de fumée se dégage du cendrier
Gris, orange, blanc. Elle se fait discrète
Dans le noir. Elle danse, elle danse sans s'arrêter.
Se tortille, montre ses courbes délicates et disparait
dans le néant, la haut, au-dessus de ma tête.
Êtes-vous prêt ? Êtes-vous prêt ?
J'allume une cigarette.
Que le spectacle commence.
Ce spectacle c'est votre vie,
C'est votre mort, vos peurs.
C'est ce serpent de l'infini
Qui de ses formes sinueuses,
Se faufile dans votre âme ternie.
C'est ce mari qui bat sa femme malheureuse,
Cette femme qui se délecte de plaisirs interdits
A l'abris de la morale moqueuse.
Ici ne git que ce reptile,
Qui se nourrit de votre colère vile
Et intarissable. Ces yeux sont jaunes
Brillant et affutés, ils vous voient serviles
Et vous cisaillent, ils s'adonnent
A une longue et méthodique chirurgie
Qui consiste à vous faire voir
Dans quel bourbier se vautre votre désespoir.
L'homme est un homme normal
tout comme sa femme, normale.
Il est brun, il est blond
Il est ce que vous voulez.
Il dort dans l'horizon
Et vit dans les limbes enflammées
D'une terre peuplée de déraison.
L'homme s’oublie, s'oublie afin d'exister.
L'homme se mutile, se mutile pour pleurer.
La douleur est un remède
Un remède contre la peur
Une fois le mal passé, après la souffrante intermède
La peur s'évanouit, se morfond dans une lueur
Qui fond dans l'au-delà d'un esprit conquérant.
Mais à quoi bon être conquérant ?
Mieux surmonter l'absurdité d'une vie que l'on n'a pas choisie
Nous sommes des conquérants,
Conquérant de nos existences
Même si cela n'a aucun sens apparent.
Tout est illusion, on se bat dans l'essence
Du diable créé de notre espoir nonchalant.
Un pauvre homme, dans l'horizon, dans le néant
S'agite, brasse l'air sans aucune aisance.
Il se fatigue et se tue en un instant
Ainsi se résume des années de vie
Le serpent nous empoisonne et nous ramollit.
Le spectacle a commencé,
Les gens crient, hurlent au scandale
D'autres quittent la salle, offusqués.
Quitteriez-vous la salle ?
Evidemment, cela n’a aucun sens.
Nos vies n’ont aucun sens.
Tout est dépourvu de sens.
Ça en aurait un si on vivait à l’envers
Si la banalité se cachait dans les plaisirs pervers.
Et pourtant, Et pourtant…
Toute cette gangue, cette boue
Qui cache nos esprits sidérants
Cache un lac de bonheur dissout.
C’est l’histoire de cette oasis,
De ce puits de jouvence,
Dont on a bouché les premières esquisses
Par peur d’une liberté à outrance.
La liberté nous affole,
Que faire sans règles prédéfinie ?
Ce qu’on veut, c’est impensable.
Sinon on porterait nos esprits
Sur nos visage instables,
Qui ne sont que les miroirs
De ce que l’on veut bien montrer.
Toute une vie illusoire
A passer son temps à reboucher
Un lac qui pourtant était notre berceau.
C’est un spectacle sans fin
Qui nous mène dans les confins
D’un tableau de maitre inachevé.
Dans l’essence même du passé
Qui se répète avec nous tous.
Toujours, le temps complètement fou
Nous fait faire éternellement les mêmes
Erreurs. Et pourtant, tous l’aime,
Ce manège qui nous dissout
Petit à petit, discrètement
Sans rébellion, ni discernement.
Ainsi je vis à jamais
Dans vos cœurs tendres et pétillants.
Je vis la nuit pour cacher
Mes idées dans le creux
De ses bras dessinés
Dans un immonde lieu
Qu’on appelle destinée
Je dors dans votre lit
Dans votre cerveau
Dans vos yeux maudits
Vous hante dès le berceau
Vous ne me voyez pas
Vous ne me pensez pas
Mais sans moi vous êtes morts
Je suis le pilier de votre décor
Vous me nourrissez
Je vous protège
De votre entité
Puis vous allège
Vous m’aimez
M’haïssez.
Il est quatre heures et quart.
Un air de blues, lourd, entrainant.
Tout n'est que pénombre à l'instar
De cette voix sans corps qui martèle lentement
L'atmosphère avec ses "il est très tard".
Un filet de fumée se dégage du cendrier
Gris, orange, blanc. Elle se fait discrète
Dans le noir. Elle danse, elle danse sans s'arrêter.
Se tortille, montre ses courbes délicates et disparait
dans le néant, la haut, au-dessus de ma tête.
Êtes-vous prêt ? Êtes-vous prêt ?
J'allume une cigarette.
Que le spectacle commence.
Ce spectacle c'est votre vie,
C'est votre mort, vos peurs.
C'est ce serpent de l'infini
Qui de ses formes sinueuses,
Se faufile dans votre âme ternie.
C'est ce mari qui bat sa femme malheureuse,
Cette femme qui se délecte de plaisirs interdits
A l'abris de la morale moqueuse.
Ici ne git que ce reptile,
Qui se nourrit de votre colère vile
Et intarissable. Ces yeux sont jaunes
Brillant et affutés, ils vous voient serviles
Et vous cisaillent, ils s'adonnent
A une longue et méthodique chirurgie
Qui consiste à vous faire voir
Dans quel bourbier se vautre votre désespoir.
L'homme est un homme normal
tout comme sa femme, normale.
Il est brun, il est blond
Il est ce que vous voulez.
Il dort dans l'horizon
Et vit dans les limbes enflammées
D'une terre peuplée de déraison.
L'homme s’oublie, s'oublie afin d'exister.
L'homme se mutile, se mutile pour pleurer.
La douleur est un remède
Un remède contre la peur
Une fois le mal passé, après la souffrante intermède
La peur s'évanouit, se morfond dans une lueur
Qui fond dans l'au-delà d'un esprit conquérant.
Mais à quoi bon être conquérant ?
Mieux surmonter l'absurdité d'une vie que l'on n'a pas choisie
Nous sommes des conquérants,
Conquérant de nos existences
Même si cela n'a aucun sens apparent.
Tout est illusion, on se bat dans l'essence
Du diable créé de notre espoir nonchalant.
Un pauvre homme, dans l'horizon, dans le néant
S'agite, brasse l'air sans aucune aisance.
Il se fatigue et se tue en un instant
Ainsi se résume des années de vie
Le serpent nous empoisonne et nous ramollit.
Le spectacle a commencé,
Les gens crient, hurlent au scandale
D'autres quittent la salle, offusqués.
Quitteriez-vous la salle ?
Evidemment, cela n’a aucun sens.
Nos vies n’ont aucun sens.
Tout est dépourvu de sens.
Ça en aurait un si on vivait à l’envers
Si la banalité se cachait dans les plaisirs pervers.
Et pourtant, Et pourtant…
Toute cette gangue, cette boue
Qui cache nos esprits sidérants
Cache un lac de bonheur dissout.
C’est l’histoire de cette oasis,
De ce puits de jouvence,
Dont on a bouché les premières esquisses
Par peur d’une liberté à outrance.
La liberté nous affole,
Que faire sans règles prédéfinie ?
Ce qu’on veut, c’est impensable.
Sinon on porterait nos esprits
Sur nos visage instables,
Qui ne sont que les miroirs
De ce que l’on veut bien montrer.
Toute une vie illusoire
A passer son temps à reboucher
Un lac qui pourtant était notre berceau.
C’est un spectacle sans fin
Qui nous mène dans les confins
D’un tableau de maitre inachevé.
Dans l’essence même du passé
Qui se répète avec nous tous.
Toujours, le temps complètement fou
Nous fait faire éternellement les mêmes
Erreurs. Et pourtant, tous l’aime,
Ce manège qui nous dissout
Petit à petit, discrètement
Sans rébellion, ni discernement.
Ainsi je vis à jamais
Dans vos cœurs tendres et pétillants.
Je vis la nuit pour cacher
Mes idées dans le creux
De ses bras dessinés
Dans un immonde lieu
Qu’on appelle destinée
Je dors dans votre lit
Dans votre cerveau
Dans vos yeux maudits
Vous hante dès le berceau
Vous ne me voyez pas
Vous ne me pensez pas
Mais sans moi vous êtes morts
Je suis le pilier de votre décor
Vous me nourrissez
Je vous protège
De votre entité
Puis vous allège
Vous m’aimez
M’haïssez.