matheo
Poète libéré
Il avait fait un pari
A sa belle dulcinée
De voyager à Paris
Malgré sa destiné
Le chemin était long
Mais c’était sa cible
Il a saisi ses jalons
Et défié l’impossible
Il a vaincu le destin
Avec tant de prières
Pour atterrir un matin
Au pays de Molière
Face à son ange soyeux
Il a battu des ailes
Et avec un air joyeux
A bien serré sa belle
Il se croyait un mari
Dans ce pays lointain
Avec enfin une chérie
Qui lui tende la main
Il se voyait enfin l'élu
d'un amour exemplaire
Portant rien n’allait plus
Dans leur atmosphère
Le bonheur n’a perduré
Qu’un temps éphémère
Pour qu’elle l’est virée
Dans une réalité amère
Avec un bel coloriage
Elle lui a gentiment dit
D’oublier leur mariage
Et leurs rêves inédits
Son cœur encore humide
Soudain cessa de battre
Face aux mots morbides
De celle qui fut son astre
Triste, Il revint à Rabat
Cœur dans un cercueil
Sans sa reine de Saba
Qui a célébré son deuil