CANTILENES
CHEVANCES DE MAI
CHEVANCES DE MAI
Maïus, troisième mois de l’époque Romaine
En l’effigie d’une déesse ancienne
La féconde Maïa parèdre de Vulcain,
Cinquième caste au recueil Grégorien,
Mai se vêt en son entier du culte de Marie
En veillant son premier de coutumes païennes et impies,
Du Taureau en terre, des Gémeaux en air
De suspendre des fleurs sur sa bannière,
Mai
Sous les rameaux des joutes révolutionnairesDansent en farandoles Florial et Prairial
En l’éclosion et l’épanouissement pastoral
En la plénitude d’une glèbe altière,
Mai, tes tendres parfums
Longent les Séraphins
Ton apparence prononce l’espérance,Longent les Séraphins
Ta douceur éveille la faune, allume les cœurs,
D’immenses espoirs s’illuminent en claires nuances
Sous la chaleur de ton innocente candeur,
En une brise rieuse emplie de fragrances
En envolées fleurant les matins enchanteurs,
Mai, âme de la vie
En désirs rajeunis
En désirs rajeunis
« Pluie de Mai grandit l’herbette
Mais au premier signe de disette »
« Le froment sera mal nourri
Si Mai ne voit sa fleur et son épi »
« Celui qui s’allège au moi de Mai
Certainement ne sait pas ce qu’il fait »
La campagne se revêt de soyeux apparatsMais au premier signe de disette »
« Le froment sera mal nourri
Si Mai ne voit sa fleur et son épi »
« Celui qui s’allège au moi de Mai
Certainement ne sait pas ce qu’il fait »
En touches verdoyantes aux gammes musquées,
La palette du peintre en verts déclinés
Se pare d’émeraude, de céladon, de gardénia,
Une coloressence dégradée et chatoyante
De camaïeux en carnations enluminées,
De fraicheurs, de vivacités éclatantes
Sous un ciel saphir, myosotis et azuré,
Les talus jusqu’alors laissés à l’abandon
Rendent l’offrande d’herbes folles et ondoyantes
Parsemées d’une flore rustique et sauvage
Entremêlée sur les arbustes et les buissons.
Dans les vignes, dans les terres et dans les sentes
Couleurs fredonnées de senteurs en l’herbage
Aux éclats jaune ardent, écarlate ou pervenche,
Genêts, boutons d’or, coquelicots et bleuets
En bels Adonis se déclinent et s’épanchent
Sous une aurore azurescente et centaurée.
Mai s’incline en révérence
Juin s’anime d’impatience
Juin s’anime d’impatience