KittieChaos
Nouveau poète
On se connaissait depuis quelques temps
On avait partagé l’amour d’enfance
Ces amours tous chargés d’innocences
Fantômes de maturité que l’enfant ne comprend
Les années ont passées sur nos costumes
Carnaval, d’un côté clown, de l’autre épouvantail
L’innocence est soufflée comme un brin de paille
Vinrent ces années collège que personne n’assume
Troisième année en prison
Une retrouvaille, ou bien une rencontre
Les sourires reviennent face au monde qu’il me montre
Les rires fusent ainsi que les surnoms
Matt, Patate, Bestounet, Frangin
Oh tes mots me faisaient souvent rougir
Aussitôt il me prit par la main
Et une fois initiée je sus enfin en rire
Alors l’élève dépassa le maître en immaturité
Je lui ai demandé ce qu’était l’amour
Je lui ai dit qu’il fallait déguster
Je devins franche et sans détour
Mais ces délires pervers on s’en fiche
Ces marionnettes ou ces glouglous, ce n’est rien
Il ne faut en retenir que le plus riche
Il ne faut retenir que son rire et le mien
L’amitié devient si forte parfois,
Elle en dépasse tout amour et toute raison
Je lui ai dit, l’amitié, c’est une protection
Mais c’te Pastèque m’a prouvé que ça fait mal quelque fois
Car le bonheur est le pire des égocentrique
Je n’ai su voir ses blessures et ses larmes
Je n’ai vu que son corps de plastique
Corps qui toujours recouvrent de tristes âmes
Alors je peux comprendre sa peine
Je suis en faute, je l’ai abandonné
Comme je peux entendre sa haine
Perdue dans l’amour, je l’ai délaissé
Mais il est ma vie et je l’aime
Il a beau me faire pleurer ou me haïr
Il a volé ce cœur qu’il prend pour emblème
Et la perte de ce morceau me fait ardemment souffrir
Et je lui offre pourtant, je lui donne ce morceau d’âme
Ce n’est pas un cadeau, sans doute une torture
Mais je suis désolée, si l’amour est infâme
Je crois qu’on peut dire que l’amitié est une ordure
Sylvain, car là est ton vrai nom
C’est ce poème, cette part de mon cœur
Qui célèbrera le meilleur
Car n’oublie pas, les autres sont des melons
Sylvain, je ne sais ce que je t’ai donné
Je n’en connais pas les dimensions
Et si ce gouffre au moi ne sera jamais mesuré
Je sais que nous rirons autant que nous souffrirons
Sylvain, aimer est un verbe immense
Je ne vais pas te le conjuguer à tous les temps
Contentons-nous donc du présent
Mais jamais, jamais du silence
Je t’aime, frère du néant
Car si tu as volé un morceau de mon âme
Je pense avoir volé un peu de ton sang
Mais je te rendrais bien quelques unes de mes larmes
Je t’aime, frère du néant
De cette ordure d’amitié
Je t’aime à jamais
Et jamais est bien loin de maintenant.
Joyeux anniversaire !
On avait partagé l’amour d’enfance
Ces amours tous chargés d’innocences
Fantômes de maturité que l’enfant ne comprend
Les années ont passées sur nos costumes
Carnaval, d’un côté clown, de l’autre épouvantail
L’innocence est soufflée comme un brin de paille
Vinrent ces années collège que personne n’assume
Troisième année en prison
Une retrouvaille, ou bien une rencontre
Les sourires reviennent face au monde qu’il me montre
Les rires fusent ainsi que les surnoms
Matt, Patate, Bestounet, Frangin
Oh tes mots me faisaient souvent rougir
Aussitôt il me prit par la main
Et une fois initiée je sus enfin en rire
Alors l’élève dépassa le maître en immaturité
Je lui ai demandé ce qu’était l’amour
Je lui ai dit qu’il fallait déguster
Je devins franche et sans détour
Mais ces délires pervers on s’en fiche
Ces marionnettes ou ces glouglous, ce n’est rien
Il ne faut en retenir que le plus riche
Il ne faut retenir que son rire et le mien
L’amitié devient si forte parfois,
Elle en dépasse tout amour et toute raison
Je lui ai dit, l’amitié, c’est une protection
Mais c’te Pastèque m’a prouvé que ça fait mal quelque fois
Car le bonheur est le pire des égocentrique
Je n’ai su voir ses blessures et ses larmes
Je n’ai vu que son corps de plastique
Corps qui toujours recouvrent de tristes âmes
Alors je peux comprendre sa peine
Je suis en faute, je l’ai abandonné
Comme je peux entendre sa haine
Perdue dans l’amour, je l’ai délaissé
Mais il est ma vie et je l’aime
Il a beau me faire pleurer ou me haïr
Il a volé ce cœur qu’il prend pour emblème
Et la perte de ce morceau me fait ardemment souffrir
Et je lui offre pourtant, je lui donne ce morceau d’âme
Ce n’est pas un cadeau, sans doute une torture
Mais je suis désolée, si l’amour est infâme
Je crois qu’on peut dire que l’amitié est une ordure
Sylvain, car là est ton vrai nom
C’est ce poème, cette part de mon cœur
Qui célèbrera le meilleur
Car n’oublie pas, les autres sont des melons
Sylvain, je ne sais ce que je t’ai donné
Je n’en connais pas les dimensions
Et si ce gouffre au moi ne sera jamais mesuré
Je sais que nous rirons autant que nous souffrirons
Sylvain, aimer est un verbe immense
Je ne vais pas te le conjuguer à tous les temps
Contentons-nous donc du présent
Mais jamais, jamais du silence
Je t’aime, frère du néant
Car si tu as volé un morceau de mon âme
Je pense avoir volé un peu de ton sang
Mais je te rendrais bien quelques unes de mes larmes
Je t’aime, frère du néant
De cette ordure d’amitié
Je t’aime à jamais
Et jamais est bien loin de maintenant.
Joyeux anniversaire !