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Chapitre 5

LucieAshley

Nouveau poète
CHAPITRE 5​

Une fois arrivée, ma mère était là à nous attendre comme prévu ; mais je fus étonnée du fait qu’elle avait préparé la voiture du directeur et non pas la sienne ; à ce moment je lui dis ironiquement :
- Maman tu t’es trompée de voiture ? Pourtant y’a aucune relation avec une BM X5 et une Corolla extra !
- T’as pas perdue ton sens de l’humour ma chérie ; tu dois aller avec Jack parce que moi… dit-elle
- Ne t’en fais pas Susanne, elle restera avec moi le temps suffisant pour que tu sois à la maison. dit le directeur
Il me mit sur le coussin tendrement, me mit la ceinture de sécurité, ma mère l’embrassa sur la joue et lui dit :
- Merci Jack, t’es un ange
Un ange ? Elle ne voit pas bien ou quoi ? Elle ne sait pas qu’il est le pire ennemie de son unique enfant ; ne sait elle pas qu’il ne cherche que l’occasion pour me faire souffrir ? Ah les adultes parfois je ne vous comprends pas. Moi j’étais effrayé à l’idée d’être seule avec lui, je n’ai point envie d’être écarteler tandis que lui rougissait. Un directeur qui rougit, c’est dont j’avais besoin !
Nous quittâmes les lieux, je ne pouvais point le regarder, j’avais déjà son image dans mon esprit, pour ne pas me sentir ennuyer je commençais à rêver de mon père virtuel, celui avec qui je t’chatais sur YOU’VE GOT A MAIL ; un père que je ne connais rien sur lui même pas son vrai prénom, je sais qu’il est mon guide, c’est grâce à lui que j’ai pu résister à la vie.
- Lucie ; pourquoi es tu si silencieuse ? dit il
- Euh !… rien ; dites où allons-nous monsieur ? Dis-je
- Au cimetière pour t’enterrer. Dit-il mystérieusement
- Euh … cimetière ? l’endroit le plus terrifiant dans la planète ? si vous avez envie de se débarrasser de moi, pourquoi ne me faites vous pas noyer au centre de l’océan ? … et cela sera plus mystérieux et amusant. dis-je
- T’as peur de la mort ? dit-il
- Non pas du tout, je dois mourir, je suis devenue inutile…une parasite qui dépend des autres ; mais vous savez monsieur pourquoi perdre du temps en me tuant, je me suiciderai moi-même, pour être franche je l’ai déjà tenté mais malheureusement ma tentative était en vain ! dis-je
Il fut furieux tout d’un coup ; comme si j’avais dit quelque chose de mauvais :
- Tu t’es déjà suicidée ? je ne croyais pas que t’étais faible à ce point ! dit-il
- Non ce n’est point une faiblesse mais un courage ; je défie la mort ; d’ailleurs je n’aime pas la vie ! dis-je
- Ah bon ? je ne m’étonne point pourquoi ton père t’a quitté ! il ne veut point… dit il en l’interrompant
- Bah bravo, vous utilisez maintenant ma vie privée contre moi ? et vous avez raison, y’a-t-il quelque chose d’autre que vous voulez ajouter ?! dis-je spontanément ; et mes larmes coulaient telle une cascade enragée malgré moi.
- Et …
J’ai mi mon iPhone en marche, j’ai mi les écouteurs, pour ne plus entendre ses conneries, j’avais trop mal physiquement et surtout moralement ; j’avais tout une liste de chansons parlons d’un fils s’adressant à son père ; tel : ‘‘Perfect’’ de Simple Plan, ‘‘Daddy’s little girl’’ de DJ Frankie ; ‘‘Comme un fils de Corneille’’ ; ‘‘Confessions of a broken Heart’’ de Linsday Lohen… mais celle que j’entendais le plus était ‘‘comme un fils’’ parce que comme vous savez j’ai un père que je n’ai jamais vu, je ne le connais que par internet. Etant noyée au plus profond de mes tristesses je fus surprise par sa réaction quand il m’a enlevé brusquement mon iPhone et la chanson s’est mise à haute voix :
Daddy daddy don’t leave
I will do anything to keep you
Right here with me ;can’t you see how much I need you
Momy saying things she doesn’t mean
She doesn’t know what she talking about
Somebody hear me out
Father listen
Father save him i will do anything in return
I clean my room
Try hard in school
I’ll be good I promise you
Father father I bugging you
Il avait l’intention de dire « quand je te parle écoute-moi … » mais ayant entendu les paroles de cette chanson et mes larmes que j’ai beau essayé de cacher mais en vain, il se taisait et continuer à conduire. La maison parut à ces instants, comme si les fenêtres voyaient mes larmes ; et les arbres sentaient ma peine qui flottait dans l’air flamboyant et devenue une mouche embêtante.
Il s’arrêta doucement ; maman nous attendait déjà devant la porte avec l’impatience des bébés. Je me demande bien si cette impatience était-elle due au fait de revoir sa fille ? Ou bien de revoir son amour d’adolescence ?
Je dois mettre des mains et des pieds pour connaître la vraie version de l’histoire, à l’instant où mon esprit s’envolait à l’au-delà de la vérité mon corps se fit porter par l’ennemi vers ma chambre qui se situait en haut.
 
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