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Chante, ma nuit...

Emmanuel1er

Nouveau poète
La nuit coula sur moi comme une ardente lave.
Au creux de ses bouillons,je suis mort mille fois,
Et c'est mon corps brisé que regarde parfois
Les semailles du jour, sur les pierres des gaves...

Ma main, sur ma peau nue erre, lasse et en vain,
Ma main qui ne sait plus où poser sa caresse :
Déchirée de chagrin comme un bateau qui laisse
En pleurs sur le ponton les femmes des marins,

Ma main vide de toi, tel un œil sans regard,
Je la tends vers le ciel livide de ma chambre :
Ô ton corps, mon amour, et sa finesse d'ambre !
Que le sommeil enfin m'emporte dans son char...

« Chante », m'a dit mon cœur, « cette nuit est méchante » !
« Chante ta mie, son corps si blanc, son rire bleu » ,
« Car son col est d'un cygne et sa bouche t'émeut » :
« Elle dort, l'enfant nue et ses rêves te hantent»...

Mon agnelle d'Avril, mon âme est couronnée
Par les pétales d'or de tes fleurs de colchique,
Ma très douce chérie, passe, mélancolique,
Dans tes yeux pris au ciel un oiseau étonné.

Ta douceur est pareille à ces herbes que penche,
Le tiède vent du soir aux jardins embaumés .
Princesse de ma tour, tes lèvres parfumées,
Font les songes amoureux incendier mes nuits blanches...
 
La nuit coula sur moi comme une ardente lave.
Au creux de ses bouillons,je suis mort mille fois,
Et c'est mon corps brisé que regarde parfois
Les semailles du jour, sur les pierres des gaves...

Ma main, sur ma peau nue erre, lasse et en vain,
Ma main qui ne sait plus où poser sa caresse :
Déchirée de chagrin comme un bateau qui laisse
En pleurs sur le ponton les femmes des marins,

Ma main vide de toi, tel un œil sans regard,
Je la tends vers le ciel livide de ma chambre :
Ô ton corps, mon amour, et sa finesse d'ambre !
Que le sommeil enfin m'emporte dans son char...

« Chante », m'a dit mon cœur, « cette nuit est méchante » !
« Chante ta mie, son corps si blanc, son rire bleu » ,
« Car son col est d'un cygne et sa bouche t'émeut » :
« Elle dort, l'enfant nue et ses rêves te hantent»...

Mon agnelle d'Avril, mon âme est couronnée
Par les pétales d'or de tes fleurs de colchique,
Ma très douce chérie, passe, mélancolique,
Dans tes yeux pris au ciel un oiseau étonné.

Ta douceur est pareille à ces herbes que penche,
Le tiède vent du soir aux jardins embaumés .
Princesse de ma tour, tes lèvres parfumées,
Font les songes amoureux incendier mes nuits blanches...
une superbe création dont je reconnais la plume

merci de cette publication
 
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