Tout l’ monde y naîtrait tous égaux
Sans une bosse qui dépasse,
Deux bras deux jambes et un cerveau
Enfoui sous la même tignasse.
Tout l’monde aurait la même auto,
Avec le mêm’nombr’de chevaux,
Avec la mêm’ forme standard
Pour mieux repérer les tricards.
C’que ça s’rait bien, c’que ça s’rait chouette
Si qu’on aurait la mêm’ binette
Tout l’ monde aurait la mêm’ maison
Quatr’ murs, un toit et un pignon,
Trois pièces et un’porte vitrée,
Pour voir ce qui s’passe à côté.
Le bonheur serait obligé
Sous peine d’incarcération,
Trent’ six jours de sourir’ forcés
Dans un camp de concentration.
C’que ça s’rait bien, c’que ça s’rait bath
Si qu’on aurait les mêm’pénates
Tout’les filles auraient la mêm’ tronche
Elles seraient toutes belles à pleurer,
A s’emmerder sur l’oreiller
A les aimer sans qu’elles ne bronchent.
Tous les garçons seraient musclés,
Des pieds au cou, sauf à la tête
Qui s’enrhumerait dès qu’une idée
Sortirait jouer les troubles fêtes.
C’que ça s’rait bien, c’que ça s’rait chaud
De les r’trouver toutes au dodo.
Seul’ment voilà, y a un hic,
Pour organiser ce schmilblic
Et faire que tout aill’ pour le mieux,
Il faut un patron qui décide
Au milieu de ces clones ceux
Qui auront le titre de guide ;
C’est là que les ennuis pullulent
Et que les utopies reculent.
C’que ça s’rait bien, c’que ça s’rait chouette
D’être heureux sans tout’ces sornettes.
Sans une bosse qui dépasse,
Deux bras deux jambes et un cerveau
Enfoui sous la même tignasse.
Tout l’monde aurait la même auto,
Avec le mêm’nombr’de chevaux,
Avec la mêm’ forme standard
Pour mieux repérer les tricards.
C’que ça s’rait bien, c’que ça s’rait chouette
Si qu’on aurait la mêm’ binette
Tout l’ monde aurait la mêm’ maison
Quatr’ murs, un toit et un pignon,
Trois pièces et un’porte vitrée,
Pour voir ce qui s’passe à côté.
Le bonheur serait obligé
Sous peine d’incarcération,
Trent’ six jours de sourir’ forcés
Dans un camp de concentration.
C’que ça s’rait bien, c’que ça s’rait bath
Si qu’on aurait les mêm’pénates
Tout’les filles auraient la mêm’ tronche
Elles seraient toutes belles à pleurer,
A s’emmerder sur l’oreiller
A les aimer sans qu’elles ne bronchent.
Tous les garçons seraient musclés,
Des pieds au cou, sauf à la tête
Qui s’enrhumerait dès qu’une idée
Sortirait jouer les troubles fêtes.
C’que ça s’rait bien, c’que ça s’rait chaud
De les r’trouver toutes au dodo.
Seul’ment voilà, y a un hic,
Pour organiser ce schmilblic
Et faire que tout aill’ pour le mieux,
Il faut un patron qui décide
Au milieu de ces clones ceux
Qui auront le titre de guide ;
C’est là que les ennuis pullulent
Et que les utopies reculent.
C’que ça s’rait bien, c’que ça s’rait chouette
D’être heureux sans tout’ces sornettes.