• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Chanceler

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Ios
  • Date de début Date de début

Ios

Nouveau poète
Chanceler
Elle m’éteint comme un souffle,
Et moi, je chancèle,
Alors que je m’étouffe,
Sa beauté m’émerveille.

Je regarde éperdument,
Cette vision de trépas,
Qui m’isole totalement,
Car c’est fini de moi.

Destin et Mort d’un soir,
Ces enfants perdus, fascinants et divin,
Amour et Haine que faut-il croire,
Ainsi tendrement, j’aperçois la fin.

L’ombre noire s’approche doucement,
A la main, elle aiguise une faux,
Dans l’opacité se camouflant,
Et elle prononce des paroles, reflets d’eau.

Le feu ombragé en moi, dans le néant s’engouffre,
Et elle, se voilant la face, commence son ébauche,
Et, dans un pur néant, je tombe à jamais,
Alors que la mort comme des épis de blé ma vie fauche.

Sur mon poignet, lacéré, ruisselant,
La sève de mon être, je pleure éperdument,
Ce vermeil coulant à grosse goute est fascinant,
Mais cette douleur, cette affliction, comme l’acier est mordant.

Refroidi mon être et sans plus de question,
Je regarde par la fenêtre, ce soleil couchant,
Ces dernières images par ma rétine imprimée font,
Que sur ces joues des larmes coulent, prenant un dernier élan.

Un sanglot je pousse, en m’effondrant,
Je n’ai pas désiré cette mort implacable,
Et pourtant dans l’oubli effrayant,
Je me rends compte que cette mort est idéale.

Car vision de mort, cupide je suis,
Résigné à tout, aujourd’hui regrette,
Mais il est trop tard, pourtant je fuis,
Car ce néant n’est pas fait pour mon être.

Appel au secours, mais il est muet,
Car déjà ma gorge brulé,
Par le sang plus de cri ne peut pousser,
Alors dans ce mal je m’enferme à jamais.

Un univers rouge, à mes pupilles apparaît,
Souffrance, douleur, malheur plus rien,
De joyeux… et ce désespoir fait,
Que pour ma présence, il n’y a à mystifier aucun.

Le gouffre, la fin, voilà mes horizons,
Du mal, du bien il n’est plus question,
L’enfer, le paradis on perd la raison,
La peine et le malheur sont les bagages que nous avons.
 
Retour
Haut