rivière
Maître Poète
Cette nuit, tu as crié mon prénom
La brise printanière, ce matin,
soulève ta chevelure brune,
ma Douce,
le jardin nous contemple.
Viens,
allons-nous promener
en ce bois
où somnolent des violettes,
la scansion de nos escarpins
éveille
la cathédrale des arbres
qui se balancent, nonchalants.
Mets
un châle sur tes frêles épaules,
car l’air est frais
près du Loir où somnolent des joncs,
je hume
les parfums de ton corps,
et
les émaux de tes seins
qui
se dressent fièrement
sous
ta robe de lin.
Cette nuit,
tu as crié mon prénom
quand
ma dextre et ma lippe
ont célébré
des heures durant
les lys de ton clitoris,
et l’apothéose de ta Jouissance,
je t’ai bercée ensuite,
peau contre peau,
en l’urne de mes hanches,
mon Infante d’infini,
j’ai veillé enfin le péan de ta joliesse
j’ai protégé la splendeur de tes courbes,
car ce soir,
à nouveau, je te possèderai !
Sophie Rivière
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