petitbolide
Poète libéré
CETTE MAISON
Un rayon de soleil se dessine,
Sur le parquet de la cuisine
Cette cuisine où flottent de délicieux parfums,
Le parfum de la gousse de vanille
Qui infusait dans le lait,
Avant que ne prenne forme cette crème
Douce et fondante entre papilles et palais.
Le parfum amer du chocolat
Que nous faisions cuire à volonté,
Et, qui, à force d'être mélangé
Devenait mousseux
Tel un nuage de lait cotonneux.
Sur la cuisinière, l'odeur,
Dans un pot en terre,
D'un énorme poulet qui cuisait,
Et que l'on avait préalablement
Farci de parfums.
Un mélange d'herbes ; d'ail et de thym
Et qui donnait à ce repas bien modeste pourtant,
Un air de fête, de fabuleux festin.
Dans la cuisine, pas de désordre.
Tout est rangé. Comme sous ses ordres.
Sur la crédence jaune et bleue,
Sur le plan de travail carrelé
Sont accrochés des accessoires désormais vieux.
Ainsi casseroles, louches et autres balances,
Pourtant nettoyées, frottées jusqu'à brillance,
Affichent fièrement leur âge avancé.
Sur la table en bois de cerisier,
Qui sent encore si bon la cire d'abeille,
Trône encore le vase qui recevait
Chaque semaine un bouquet aux parfums éternels.
La fenêtre et la porte d'entrée,
Parées chacune de vitres carrées,
Ouvrent sur le jardin d'été.
Ce jardin magique qui m'a toujours émerveillée...
Ce jardin qui de février aux gelées
S'embaume de mille parfums
Aussi divers que la subtilité des rosiers,
L'odeur délicieusement sucrée des freesias,
Ou encore le baume enivrant
De la fleur de jasmin.
Les murs, quelque peu lézardés,
Sont habillés de volets de bois vert,
Un vert tendre, un peu passé,
Mettant en valeur les vieilles et jolies pierres.
Ils sont également habillés
D'une majestueuse glycine
Dont les grappes, mauves, fleuries,
Parfument délicatement
La terrasse de terre cuite
Aux allures d'antan.
Cette maison...
Mon paradis...
Christine GOURDON 12 juin 2011
...................................
Un rayon de soleil se dessine,
Sur le parquet de la cuisine
Cette cuisine où flottent de délicieux parfums,
Le parfum de la gousse de vanille
Qui infusait dans le lait,
Avant que ne prenne forme cette crème
Douce et fondante entre papilles et palais.
Le parfum amer du chocolat
Que nous faisions cuire à volonté,
Et, qui, à force d'être mélangé
Devenait mousseux
Tel un nuage de lait cotonneux.
Sur la cuisinière, l'odeur,
Dans un pot en terre,
D'un énorme poulet qui cuisait,
Et que l'on avait préalablement
Farci de parfums.
Un mélange d'herbes ; d'ail et de thym
Et qui donnait à ce repas bien modeste pourtant,
Un air de fête, de fabuleux festin.
Dans la cuisine, pas de désordre.
Tout est rangé. Comme sous ses ordres.
Sur la crédence jaune et bleue,
Sur le plan de travail carrelé
Sont accrochés des accessoires désormais vieux.
Ainsi casseroles, louches et autres balances,
Pourtant nettoyées, frottées jusqu'à brillance,
Affichent fièrement leur âge avancé.
Sur la table en bois de cerisier,
Qui sent encore si bon la cire d'abeille,
Trône encore le vase qui recevait
Chaque semaine un bouquet aux parfums éternels.
La fenêtre et la porte d'entrée,
Parées chacune de vitres carrées,
Ouvrent sur le jardin d'été.
Ce jardin magique qui m'a toujours émerveillée...
Ce jardin qui de février aux gelées
S'embaume de mille parfums
Aussi divers que la subtilité des rosiers,
L'odeur délicieusement sucrée des freesias,
Ou encore le baume enivrant
De la fleur de jasmin.
Les murs, quelque peu lézardés,
Sont habillés de volets de bois vert,
Un vert tendre, un peu passé,
Mettant en valeur les vieilles et jolies pierres.
Ils sont également habillés
D'une majestueuse glycine
Dont les grappes, mauves, fleuries,
Parfument délicatement
La terrasse de terre cuite
Aux allures d'antan.
Cette maison...
Mon paradis...
Christine GOURDON 12 juin 2011
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