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Cet ermite dans ledésert

modepoete

Maître Poète

Le visage de l’amour me berçait
Aucun nuage n’apportait son jour
De cette grisaille que mon âme laboure
M’obligeant de laisser la terre des baisers en jachère
Mon cœur aurait voulu d’affection, moissonner l’air
De mes effusions mais un vide a flétri mon été

Me voilà errant les horizons qui vous mènent
Nulle part ailleurs qu’un ailleurs sans destin
Pour trouver les illusions qui se perdent dans mon chagrin
Ermite foulant le désert, mon cœur se dépouille
Jette sur son sort la douleur, là où une main fouille
Mais pourquoi ? Mais pourquoi ? Ce dessein se démène

Le vent efface la dune je perds de l’amour la couleur
Et mon âme se débat derrière le voile de la vérité
Je n’ai pas porté secours à ma victime dans sa pensée
Je n’ai pas tenté de la relever au matin du faux baiser
J’en pleure, j’en pleure mais je croyais sa fidélité m’aimer
Oh je regrette, oui je regrette de ne t’avoir sauvée de ta peur

Au détour de ma sueur, de mon remord de cette mort
Je fus victime d’un songe, le squelette de mes soupirs
Ils voulaient au fond de leurs sourires venir me conduire
Vers cet oasis, puit de la sagesse du bédouin dans son empire
Dans le miroir d’un lac il souhaita de grand cœur m’instruire
Cette eau est un amour offre lui ton baiser elle se donnera alors

N’hésite pas, dit lui ta compassion, d’être hors de ton amour
Que ses pas ne savent plus se diriger dans le feu de ton sillage
Que sa volonté d’aimer se soit corrompue à un autre héritage
Celui-ci pourra t’il lui procurer le bonheur sans orage
Oui dit lui, Dit lui que son chemin peut être soir du naufrage
Trouve l’écho du désert ; ce vent qui efface tout sur ton retour

Avance, avance encor sur ces plateaux de la méditation des géants
De ces messages des mystères s’ouvrira un monde d‘or sur tes yeux
Tu verras l’amour se déposer, s’élever, s’acquitter sur tes vœux
De partout, t’appellera cette ivresse que tu as perdue dans mille jeux
Que tu pensais n’être que tien, accouplée sous l’avarice d’un toit sans enjeu
Les folies, les caresses, les baisers t’attendent là bas dans son volcan

Tu peux quitter ce désert, la clarté de ta pensée a reconquis ton soleil
Qu’il brille, qu’il brille de tous ses feux sur la puissance de tes envies
Elle est là, la fée de ton amour, elle voudrait encor caresser cet oubli
Pour qu’aux demains d’infini tu ne lâches plus son coeur incompris
Elle transforme ton sentiment pour lui redonner l’hier de sa nostalgie
Et tu te voues au bonheur, pour l’aimer, l’enlacer, la biser, o merveilles!

☼ƑƇ
 
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