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Ces visages sans nom ...

lilasys

Maître Poète
CES VISAGES SANS NOM .....



Quand la nuit se voile de deuil sans aucune étoile où es-tu Eternel?
Qui laisse ces immenses traînées marquer mon âme à jamais mon cœur
Suis-je en cage derrière ces barreaux de leur tendre douceur ?
Dans ce corbillard qui me mène si loin du mystère du ciel


Toutes ces courbettes grotesques ont au moins l'élégance
De laisser ces cloches au sommet de l'église sans leurs affreux hurlements
Comme un orgue oubliée qui perd chaque jour les nuances
De ses partitions à en effacer le goût de leur divin chant


Je ne me soumettrais jamais comme Ovide ce pauvre exilé
Chassé de ce qui fut sa poésie son paradis latin
Ce poignard sans lame dont le bourreau creuse mes plaies
Fait de pirouettes futiles qui ont oublié le souviens


Au fond de ces coulisses les gosiers au goût âpre métal
Savent tricher avec les maux qui marquent ce regrettable silence
Joueuses avides aux langues acérées ennuyeuses et banales
Couchées dans l'ombre le jour renaît Ô douce clairvoyance


A travers le charbon les brumes les corons
On retrouve les hymnes solennels qui ne sont jouvence
Comme un mât dressant la voile contre les vents de l'illusion
Dessine moi de ta plume les mots pour apaiser la souffrance


INCANTADA/ LILASYS
 
Ce village sans renom…

Quand le jour dévoile le deuil comme aucune toile sempiternel,
Délaisse la chance des ainés à débarquer leur âme, toujours leur malheur,
Sont-ils en cage derrière ces barreaux à attendre des douceurs,
Quand leur corps si tard, les amène loin du mystère sans miel.

Même les courbettes grotesques n’ont point d'élégance,
De laisser ces cloches résonner au haut de l'église dans un glas qui ment,
D’un campanile oublié réduisant chaque nuit l’espérance,
Comme une punition pour effacer leur vie de labeur salement.

Je ne comprendrais jamais ce grand vide pour des pauvres esseulés,
Enchâssés dans ce qui fut leur lyrisme et leur paradis enfin,
Campagnards sans larme pour un boulot qui a creusé leurs plaies,
Comme des girouettes inutiles qui ont oublié leur chemin.

En rond, en coulisse, les grossiers au bout dérape le fatal,
Savent souhaiter avec les mots pour remarquer ce si long silence,
Parents livides aux langues émoussées, laborieuses, mais normales,
Courbés dans l'ombre de jour, de nuit pour que renaisse la chance.

Par delà la montagne, derrière les nuages en coton,
Se retrouve cacher les psaumes solennels de la souffrance,
Comme un bât se redressant vers l’étoile contre un vent d'allusions,

Attendant sous l’enclume des maux, espérant la délivrance.
 
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