modepoete
Maître Poète
Je me vais vers la Petite France Longe prompt les longs quais Pour aller pressé retrouver Ces instants d’une amitié d’alliance Construite dans les artères de Strasbourg Sur le petit pont nos espiègles esprits Se rencontrent comme affamés loups Qui désirent dévorer proie toujours Aparté qui ne peut échapper à notre envie De regarder le temps ensemble courir Les mots s’envolent, défont leurs flots Pour mieux étourdir nos consciences Abreuvées par toutes nos sciences Que l’on étale comme bons camelots Sur la grande place de nos émotions Nos cœurs aiment nos connivences Leurs joies se délassent au grand fond De nos sourires qui se clone d’abandon Dans nos âmes qui content confiance Pour accepter frasque de notre différence Il ne fut pirouette dans ce tout à se dire On rebondissait pour éviter la chute De nos phrases jouant un air de flute Pour qu’ambiance sache nous ébahir Dans un monde sujet à tant d’artifices Nous promenions nos silences légers Comme besace de bonté à s’offrir Et nos yeux billaient de désir A s’offrir poids de notre générosité Qui distribuait notre moralité sans retenue Nous n’avions rien à nous donner Rien qui ne fut objet essentiel Qui ne puisse déranger notre naturel Non nous n’avions rien à nous demander D’un sans moins, d’un sans plus désintéressé Notre volonté d’être un instant ensemble Sur la route où nous menait la sagesse Celle qui nous embarquait dans l’hardiesse D’un grand bonheur où rien ne tremble Dans notre relation de sentiments partagés Comme toujours on se quittea léger Après avoir fait le plein de bien être Encapsulés dans un moral qui pénètre Le grand mystère de votre vie intérieure Pour vous conduire à regarder l’autre confiant ☼ƑƇ