takimi
Nouveau poète
Que nous reste-t-il de la gent féminine,
Sinon des fleurs sans étamines ?
Elles comportent des épines,
Prêtes à exploser comme des mines.
Envahissant les salons de beauté
Leur silhouette est de plus en plus voûtée.
Vous les croisez au cours d’une soirée ;
Sitôt ; vous perdrez votre sérénité.
Si, votre porte-monnaie, par malheur
Est bien fait, cher Sieur ;
A vous, comme du miel, elles se collent.
Dieu, que ces femmes sont frivoles !
A une, en homme bien sage
Vous demandez le mariage.
On dénombre beaucoup de virtuoses
Tellement la cérémonie est grandiose.
Vous la prenez pour femme
Et elle parcourt les macadams.
Elle assiste à des veillées de prières
Pour que d’elle, les anges soient fiers.
Lorsque Madame fait le carême,
Vous demeurez affamé dans l’harem
Pour finir, votre secrétaire
Vient se mêler à l’affaire.
Ses mini-jupes si osées
Et la poitrine posée
Vous hantent nuit et jour
Et secouent votre amour.
Elle devient votre maîtresse.
Vous vous retrouvez Samedi
Et dimanche après-midi
A l’hôtel New-Express.
La secrétaire est ambitieuse
Belle et surtout malicieuse
Elle exige votre union
Car, elle porte votre garçon.
Votre femme est alertée par une voisine,
De l’existence de la maitresse
Accompagnée de sa cousine
Elles frappent la traitresse.
Vous tempêtez telle une ogresse
Et mettez votre femme dehors.
La voie est libre alors,
Pour celle qui porte votre grossesse.
Elle fait une fausse couche
Un matin sous la douche.
Commence donc le calvaire
Pour vous, cher confrère.
Elle boucle ses valises.
La direction est Venise.
Elle accompagne Mr Mazéro
Le directeur qui compte des euros.
Vous allez doucement vous asseoir
Et cherchez à savoir
Si les hommes n’ont pas tort
De prétendre être le sexe fort.
Votre épouse deviendra femme du pasteur
Vous serez malade du cœur
Et à l’hôpital, la belle docteur
Vous proposera de le soigner, par bonheur.