consty91
Nouveau poète
Il fut des soirs où la terre s’endormait
D’un sommeil étrange.
Ces soirs où le silence est de mort.
Le calme sans mélange
Des soirs où l’amour flottait dans l’air
Ces soirs bleus d’été
Où un bonheur éphémère
Vous fait planer
Des soirs de tendresse maternelle
Où un doux rayon de lune
Me frôlant le visage comme une aile
M'inspirait quelque nocturne
Et aussi des soirs de solitude
Et de monotonie
Ces soirs, où plein de lassitude,
Le cœur s’alanguit
Puis vint ce soir bien différent
Où dans un sombre décor
Le temps, effrayant
Me parlait de la mort.
Je me sentais déjà loin de la Terre
Mais pas encore au Ciel
Lourde épave au fond de la mer
Dans le noir éternel
En moi coulait une infinie langueur
Et je soupirais.
Comme si dans quelques heures
Tout me manquerait
Dans un couchant aux reflets noir-deuil
Mon âme vacillait
Mon corps, léger comme une feuille
Sans cesse déraillait
De moi ne restait que l’angoisse infantile
D’être à jamais parti
Et ce bourdonnement fébrile,
D’une vie tournant au ralenti
Depuis, j'ai vu bien d'autres soirs
Beaucoup moins gris
Passer sans histoire
Tant que la vie s'écrit
Depuis, je respire goulûment
L’air frais de l’aurore
Et souris comme un enfant.
Heureux de vivre encore...
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