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Ce que j'ai aimé en toi.

Marginal07

Nouveau poète
Comment ne pas faire l’éloge d’une femme aussi douce que toi?
Aujourd’hui chère Marguerite tu reposes là dans un cercueil enterrée et morte.
En me recueillant sur cette tombe j’ai du mal à réaliser que notre amour aie pris un tournant si dramatique.
Même toutes ces fleurs qui ornent ta mémoire portent en elles l’ombre de la mort.
Mais je garde de toi ce délicieux parfum qui encore inonde notre chambre.
Ah! Combien de fois lorsque tu étais à mes côtés m’ais-je glissé dans ta peau pour mieux connaître ton ombre?
On s’aimait vraiment tous les deux.
Lorsqu’on s’est vus pour la première fois il y avait cette petite étincelle dans ton regard, aussi pétillante qu’une étoile.
Bien sur ce fut le coup de foudre entre toi et moi.
Mon coeur a flanché comme si je ne m’appartenais plus.
Je souhaitais te connaître profondément et t’aimer à la mesure de tes rêves les plus excentriques.
J’ai été très audacieux en t’abordant mais tu en étais ravie.
Que cette passion entre nous était enivrante et insouciante malgré nos différences!
Le temps d’un sourire et d’un simple abandon on s’est glissés sous les draps le soir même sans se connaître vraiment..
Tes profonds soupirs s’abandon étaient pour moi une exaltation d’amour envers moi, tu m’avais conquis.
En toute féminité avec beaucoup de grâce tu t’offrais à moi comme une fleur un peu sauvage, j’appréciais tellement ton parfum suave et exotique..
Toute la nuit nous avons fais le même rêve..
Nous souhaitions tant ne jamais nous réveiller de cette extase nocturne qui nous procurait tant de joies.
Même à la lumière du jour je découvrais en toi une femme aussi mystérieuse qu’authentique.
Je ne pouvais plus te quitter.
Au-travers cette vive passion j’ai appris à conjuguer au présent l’ombre mystérieuse qui t’habitait.
À mes yeux tu devenais de plus en plus rayonnante et divine.
Pour la première fois de ma vie une femme envahissait mon espace, moi un homme si réservé.
Je comptais enfin pour quelqu’un..
Tes moindres petits tracas me préoccupaient, je voulais ton bonheur rien d’autre n’était plus important dans ma vie.
Même tes petits défauts étaient remplis d’indulgence et de compassion.
En même temps je me corrigeais de mon petit caractère bourru.
Puis ce fut notre mariage.
Dans une petite chapelle nous voulions officialiser notre union.
L’Ave Maria de Schubert accompagnait notre marche nuptiale.
Devant l’autel on s’est juré fidélité, de s’aimer, de se respecter jusqu’à ce que la mort nous sépare.
On a échangé les anneaux puis on s’est embrassés..
Même s’ils ne te connaissaient pas beaucoup mes parents semblaient heureux de nous voir aussi rayonnants d’amour.
Pour la circonstance ils avaient organisé eux mêmes notre soirée de noces.
Ils avaient même engagé un orchestre pour l’occasion.
Frères, soeurs, amis, étaient invités pour cette soirée mémorable.
Après un repas de roi on a ouvert le bal..
Sous une musique entraînante on a brisé la glace sous les applaudissements des convives.
La fête a duré jusqu’aux petites heures du matin.
Nous avons passé le reste de la nuit dans notre chambre.
Cette nuit là fut magique, pour la première fois je désirais vraiment un enfant de toi.
Le lendemain après avoir déjeuner chez mes parents nous partions pour notre voyage de noces..
Un No where, la route du destin s’était-on dis.
Alors que je conduisais sur cette route insidueuse de notre bonheur, tu avais la tête sur mon épaule et moi un peu étourdi par ton amour, j’ai fais une fausse manoeuvre...
La voiture s’était retrouvé dans la voie opposé..
Ce fut alors la collision frontale..
L’impact fut fatale pour toi.
Physiquement je m’en suis tiré avec quelques blessures mineures, mais intérieurement je crois que je n’en me remettrai jamais.
Qui aurait dis que ces bouquets de bonheur qui fleurissaient nos épousailles se transformeraient en fleurs de deuil le lendemain?
Trois jours après notre mariage, ce furent tes funérailles.
Comment accepter que la vie soit aussi injuste avec deux amants qui s’adorent?
Notre bonheur sur terre fut de courte durée mais cette profonde passion que j’ai ressenti pour toi le premier jour ne s’éteindra jamais.
Ses tisons enflamment mon coeur d’un amour éternel.
Ces jours ci je m’isole dans ma chambre en regardant ces quelques photos que j’avais prises de toi.
Ma préférée est celle où tu caressais ton gros nounours en peluche..
Ah! Que j’aimais ton petit côté femme-enfant!
Cet ourson représentait à tes yeux le fétiche inanimé de tes plus rêves de petite fille.
Je le garde précieusement en souvenir de toi et il m’arrive de le serrer très fort comme s’il faisait parti de toi.
J’ai des idées noires, je voudrais souvent remuer dans le sang les liens sacrés de notre mariage..
Trouverais-je la force un jour..
Tout ce que je désire c’est d’être avec toi.
marginal07(Nelson)
 
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