darkangel1874
Nouveau poète
[FONT=Tahoma, sans-serif]Ce monde
Beau est ce monde où règne en maître la cruauté,
Si beau ce monde où on a cessé de flatter la pauvreté.
Chacun sa place, fermant sa porte aux autres,
Chacun pour soi, insensible aux maux des autres.
Que j'aime ce monde où il suffit de cracher de l'or,
Pour avoir une si belle condition de vie sans effort.
Fabuleux ce monde où le superficiel prime sur l'érudition
Et le bonheur individuel suffit pour effacer l'indignation.
Si respectable ce monde où la seule maladie encore présente
Est l'égoïsme aiguë, intraitable, incurable, mais pas si méchante.
Irréprochable ce monde où l'on accorde d'avantage de notoriété,
Aux célébrités de télé-réalité, si naturelles, intelligentes, utiles et subtiles,
Plutôt qu'aux scientifiques qui, on ne sait jamais, pourraient le mériter,
Mais qui sont si incompétents, inutiles, inintéressants, orgueilleux et vils.
Non, ce monde est parfait, regardez, il n'y a plus de pollution,
Les problèmes économiques ne concernent plus qu'une minorité,
Plus besoin de justice, plus besoin de police, plus besoin d'autorité.
Les guerres n'existent plus et le terrorisme a disparu dans les nations,
La violence ne se limite plus qu'à de simple meurtre, que du superflus
Et les plus démunis ne dorment plus dans les rues. On en voit plus.
Que lui reprocher à ce monde, qui a la joie, le plaisir et l'honneur,
D'être mené par des hommes tolérants, réalistes, lucides mais destructeurs.
J'espère que je n'éveille en vous aucunes contrariétés,
Dans un si bel éloge de ce monde et notre société,
Car tout est si beau, si rose, que je n'ai pu faire de blâme,
Après tout, il n'y a aucun mal, on nous prive juste de notre âme
Beau est ce monde où règne en maître la cruauté,
Si beau ce monde où on a cessé de flatter la pauvreté.
Chacun sa place, fermant sa porte aux autres,
Chacun pour soi, insensible aux maux des autres.
Que j'aime ce monde où il suffit de cracher de l'or,
Pour avoir une si belle condition de vie sans effort.
Fabuleux ce monde où le superficiel prime sur l'érudition
Et le bonheur individuel suffit pour effacer l'indignation.
Si respectable ce monde où la seule maladie encore présente
Est l'égoïsme aiguë, intraitable, incurable, mais pas si méchante.
Irréprochable ce monde où l'on accorde d'avantage de notoriété,
Aux célébrités de télé-réalité, si naturelles, intelligentes, utiles et subtiles,
Plutôt qu'aux scientifiques qui, on ne sait jamais, pourraient le mériter,
Mais qui sont si incompétents, inutiles, inintéressants, orgueilleux et vils.
Non, ce monde est parfait, regardez, il n'y a plus de pollution,
Les problèmes économiques ne concernent plus qu'une minorité,
Plus besoin de justice, plus besoin de police, plus besoin d'autorité.
Les guerres n'existent plus et le terrorisme a disparu dans les nations,
La violence ne se limite plus qu'à de simple meurtre, que du superflus
Et les plus démunis ne dorment plus dans les rues. On en voit plus.
Que lui reprocher à ce monde, qui a la joie, le plaisir et l'honneur,
D'être mené par des hommes tolérants, réalistes, lucides mais destructeurs.
J'espère que je n'éveille en vous aucunes contrariétés,
Dans un si bel éloge de ce monde et notre société,
Car tout est si beau, si rose, que je n'ai pu faire de blâme,
Après tout, il n'y a aucun mal, on nous prive juste de notre âme