CANTILENES
CHEVANCES D’AOUT
CHEVANCES D’AOUT
Sixième en les graphies Romaines
Sextilis ne comportait que vingt neuf jours,
Attribué à Auguste en époque Julienne
Aout s’est mis de nouveaux jours.
Situé entre Thermidor et Fructidor,
Donne ses fruits au soleil d’or,
D’un tempérament de feu au lion,
La vierge terre en son horizon
Aout
Les campagnes se craquellent et se jaunissent,
Les ombres se prolongent et s’alanguissent,
Les cigales se meurent de leur ultime été,
L’aube embuée se constelle de rosée
Aout si doux et si fugace
En l’automne fera place
Les vignes se gorgent de treilles vermeilles,En l’automne fera place
Les mûres sauvages s’égrainent en les chemins,
Les volubilis s’enlacent de volupté,
En le bourdonnement incessant d’abeilles
Fenaison bleutée de lavande et lavandin
Et récolte en profusion de solanacées
Aout, l’on se lie en ta chaleur
L’on te retient en ta ferveur
L’on te retient en ta ferveur
« Temps trop beau en Aout
Annonce hiver en courroux »
« Quand même si la couche serait à ton goût
Ne dors pas sous le soleil d’Aout »
« A la mi Aout
L’hiver se noue »
La luminosité s’épuise de jour en jour,Annonce hiver en courroux »
« Quand même si la couche serait à ton goût
Ne dors pas sous le soleil d’Aout »
« A la mi Aout
L’hiver se noue »
Le voile de la nuit s’affirme, se confirme,
Enonçant les prémices de proches labours
En le chancellement de douceurs infirmes,
L’ivraie s’imprègne de fraicheur automnale
En les matins d’une aurore indolente,
En les brumes prématurées où s’exhalent
Les embruns cuivrés de la saison suivante
L’artiste retouche sa verve et ses couleurs,
L’intensité azurée pâlit, s’altère,
La verdoyance s’embrume d’or et de tiédeur
En les champs, les vignobles et les jachères.
Les constellations progressivement s’inclinent,
Se remodelant sur l’opale du ciel
En une courbe nacrée et violine,
Sur le rythme ancestral de l’existentiel
Les rayonnements de l’été sombrent, s’estompent,
La marche du temps ne saurait s’interrompe
Aout referme ses bagages,
Septembre entre en ses sillages
Septembre entre en ses sillages
Commencées en septembre 2009, ces Cantilènes s’achèvent.
J’ai toutefois arrêté ces Chevances en mai 2010, ma mère étant décédée je n’avais aucune inspiration à dépeindre les beautés de la nature.
J’ai repris cette année cette chevauchée et dois vous avouer mes difficultés à décrire juillet et aout…Il a fallu faire appel à mes souvenirs, car juillet sous la pluie et aout figé n’entraient pas dans la normalité…