CANTILENES:
CHEVANCES DE SEPTEMBRE
CHEVANCES DE SEPTEMBRE
Toute la coloressence estivalesque coule en ses veines,
La nature enjouée s'expose en vert profond en vert intense,
En plein midi rien ne pourrait signaler qu'avant le fin de son règne
Il se couvrira d'autres éclats, qu'il se vêtira d"autres nuances...
L'odeur de la terre dégage encore l'extase de l'été
Septembre s'emploie à perdurer les feux ardents de l'astre solaire
Si même ses heures de gloire se voient de jour en jour diminuées
Si la rosée, si la fraîcheur nocturne deviennent coutumières...
SEPTEMBRE
Tu gardes en ta mémoire étymologique les temps des RomainsOù tu te décomptais en tant que septième mois de l'année,
Ton nom n'a pas changé en notre calendrier Grégorien
Et ton préfixe... ne signifie plus rien....
Juste un souvenir
En l'image du calendrier révolutionnaire
Tu étais à la fois Fructidor et Vendémiaire,
La projection du mûrissement des fruits et de la terre,
Le temps des récoltes, le temps des gibecières...
A la fois Vierge et Balance
Tu incarnes l'élégance...
Juste pour éblouir
Les Anciens aimaient à dire
"Septembre se nomme
Le Mai de l'Automne"
Si des dictons vous aimez ouïr
"Septembre se regarde souvent
Tel un second et court Printemps"
Un mois de sagesse et de résolutions"Septembre se nomme
Le Mai de l'Automne"
Si des dictons vous aimez ouïr
"Septembre se regarde souvent
Tel un second et court Printemps"
A l'ombre des tendres années qu'il projette...
Sa sève tempère la maturité vers Orion
Conservant la verdeur de nymphes silhouettes...
Mois charnière tu te dois de fermer les portes de l'Eté
En entrebaillant doucement celles de l'Automne...
Ton offrande en nouvels horizons de sérénité
Nous a préparé...Préserve la clef de ta crémone...
Puis les jours de pluie...Rappels aux futures intempéries...
Le Soleil revenu, l'oeil exercé d'un contemplatif
Découvre qu'un Artiste Céleste s'est amusé
A rehausser les couleurs, à les réchauffer...
Touches de carmin, de jaune d'or en fins massifs,
Premières brumes matinales, cotonneuses en clairs lavis,
Platanes, chênes se sentent dépouillés de leurs candeurs,
Les broussailles des chemins se sont fanées, jaunies, atrophiées,
Seuls les épineux, les résineux garderont toute la verdeur
En souvenance et en promesse de juvénilité...
Septembre se meurt mais reviendra,
A toi Octobre...aux pages de l'Almanach...