CANTILENES
CHEVANCES DE FEVRIER
En toi, malgré nos espoirs, l'hiver bât son plein.CHEVANCES DE FEVRIER
Flocons, gelées, ,brumes, frimas, vents et pluies,
Parfois tu nous octroyes de fluides rayons sereins
Ravivant nos âmes alanguies, pâles et ternies,
Telle la nature l'on s'ébroue de cette torpeur
L'on s'éveille, l'on projette des rêves d'espérance
Où le renouveau s'édifiera en vainqueur,
Où les lendemains se pourvoiront de clémence.
Février
Ton histoire reste incertaine, contreversée,
Classé "intercalaris", mois supplémentaire
Selon le cycle des révolutions lunaires
Où de toujours tu te démarques en estropié,
Tu devrais ton nom en ce Numa Pompilius
En réforme du calendrier de Romulus
Mois amputé
Au sein des paraboles révolutionnaires
Tu te profiles en Pluviôse et Ventôse,
En tes cieux Verseau et Poisson, voies d'eau et d'air
Renforcent ton image chagrine et morose
Mois altéré
"Février le plus court des mois
Est de tous pire à la fois"
"Fleur de février ne va pas au panier"
"Beau février c'est la disette au grenier"
"Février trop doux
Printemps en courroux"
Est de tous pire à la fois"
"Fleur de février ne va pas au panier"
"Beau février c'est la disette au grenier"
"Février trop doux
Printemps en courroux"
Fébrua, selon ta racine latine
"Dieu de la mort et de la purification"
Tu en laisses l'image spectrale et divine
Où la senteur de l'humus reste désolation.
Ton sol embué de glaise sombre et glissante,
Tes cieux délavés, grisâtres, si austères
Laissent paraître le temps de saveurs d'alicante
En tes vents entêtants aux accents de colère.
Mais alors que la morosité s'installait
Tu t'es fiancé en céleste azurée
Laissant filtrer en gage, le chant des sansonnets
En l'auréole d'or de l'Astre diffusé.
Une herbe drue, jeune, tendre et nouvelle
Se parsème de pousses, futurs arc en ciel
Aux calices , couleurs envoûtantes.
Senteurs sucrées en ces frêles bourgeons de soie
Diaprant les branchages de promesses enivrantes,
La nature s'éveille, se ranime et flamboie.
Février se tourne telle une page
Et mars découvre son visage