pat38000
Poète libéré
Cancer prière
J'ai peur de ces heures où mon corps est misérable
Où mes mains, mes jambes tremblent de faiblesse,
Où mes muscles fondent sur la peau.
J'ai peur de ces heures de vide intérieur où je ne suis
plus moi-même.
Mais est-ce seulement quand on est en forme qu'on
est soi-même ?
Quand les points de repère habituels s'effilochent
comme un tissu usé et qu'on voit à travers un autre
soi-même, on apprend l'humilité.
Parce que cet autre, c'est aussi soi.
Un soi-même abandonné, tel un enfant, à une
protection et une force venues d'Ailleurs.
un soi-même porté par l'amour reçu de ses parents,
celui de ses familiers, celui de ses amis...
Et la présence d'une source à peine audible mais
jamais tarie au fond de la détresse.
Je ne sais plus prier mais je me rafraîchis à ce filet
d'eau en disant simplement : Merci
Poème de Geneviève Convain
J'ai peur de ces heures où mon corps est misérable
Où mes mains, mes jambes tremblent de faiblesse,
Où mes muscles fondent sur la peau.
J'ai peur de ces heures de vide intérieur où je ne suis
plus moi-même.
Mais est-ce seulement quand on est en forme qu'on
est soi-même ?
Quand les points de repère habituels s'effilochent
comme un tissu usé et qu'on voit à travers un autre
soi-même, on apprend l'humilité.
Parce que cet autre, c'est aussi soi.
Un soi-même abandonné, tel un enfant, à une
protection et une force venues d'Ailleurs.
un soi-même porté par l'amour reçu de ses parents,
celui de ses familiers, celui de ses amis...
Et la présence d'une source à peine audible mais
jamais tarie au fond de la détresse.
Je ne sais plus prier mais je me rafraîchis à ce filet
d'eau en disant simplement : Merci
Poème de Geneviève Convain