Filiatus
Maître Poète
J’étais bien en train de souper
Quand j’entendis des bruits suspects
Au niveau de ma port’ d’entrée
« Tiens », dis-je en reposant mon verre
J’ai pas eu l’temps me lever
Que la porte était défoncée
Et je m’retrouvai nez-à-nez
Avec deux types patibulaires
Un’ fois notre surpris’ passée
Le plus petit des bras-cassés
Me dit d’un p’tit air agacé :
« N’êtes-vous donc pas en voyage ? »
« Cent fois on a téléphoné »
« Et comm’ ça n’a pas décroché »
« Alors on vous a programmé »
« Pour un petit cambriolage. »
Comme je fis un pas en avant
Avec le regard menaçant
Il me dit « Eh là ! Doucement »
« Ne commettez pas d’imprudence »
« On est peut-être des malfrats »
« Mais nous aussi on a des droits »
« Et mon collègu’ témoignera »
« Contre vous en cas de violence ! »
Je fus tell’ment interloqué
Par le toupet du paltoquet
Que la main que j’avais levée
Retourna vite dans ma poche
Tandis que son compère, hilare,
Fouillait déjà dans mes tiroirs
Vidait le ling’ de mon armoire
Et remplissait une sacoche
« J’vais app’ler le commissariat »
« Dans un quart-d’heure ils seront là »
« Et le prix pour tous ces dégâts »
« C’est un an d’prison j’vous annonce »
« Un quart-d’heur’ c’est plus qu’il n’en faut »
« On s’ra loin, dit le petit gros, »
« Et vous avec les flics sur l’dos »
« N’aurez pas l’cul sorti des ronces ! »
Je reposai le téléphone
Et n’ayant appelé personne
Je leur dit : « ok, j’abandonne »
« Fichez le camp, c’est votre chance ! »
« Feriez mieux de parlementer »
Me dit-il d’un air détaché
« On aurait tous à y gagner
En faisant jouer les assurances »
C’est ainsi que les deux compères
Repartir’nt avec des affaires
Dont je ne savais plus quoi faire
Comme deux malfaiteurs à gages
Ils avaient fait le sal’ boulot
En me volant mes bibelots
Moi, j’avais touché le magot
J’ai perdu leur trace, dommage
Quand j’entendis des bruits suspects
Au niveau de ma port’ d’entrée
« Tiens », dis-je en reposant mon verre
J’ai pas eu l’temps me lever
Que la porte était défoncée
Et je m’retrouvai nez-à-nez
Avec deux types patibulaires
Un’ fois notre surpris’ passée
Le plus petit des bras-cassés
Me dit d’un p’tit air agacé :
« N’êtes-vous donc pas en voyage ? »
« Cent fois on a téléphoné »
« Et comm’ ça n’a pas décroché »
« Alors on vous a programmé »
« Pour un petit cambriolage. »
Comme je fis un pas en avant
Avec le regard menaçant
Il me dit « Eh là ! Doucement »
« Ne commettez pas d’imprudence »
« On est peut-être des malfrats »
« Mais nous aussi on a des droits »
« Et mon collègu’ témoignera »
« Contre vous en cas de violence ! »
Je fus tell’ment interloqué
Par le toupet du paltoquet
Que la main que j’avais levée
Retourna vite dans ma poche
Tandis que son compère, hilare,
Fouillait déjà dans mes tiroirs
Vidait le ling’ de mon armoire
Et remplissait une sacoche
« J’vais app’ler le commissariat »
« Dans un quart-d’heure ils seront là »
« Et le prix pour tous ces dégâts »
« C’est un an d’prison j’vous annonce »
« Un quart-d’heur’ c’est plus qu’il n’en faut »
« On s’ra loin, dit le petit gros, »
« Et vous avec les flics sur l’dos »
« N’aurez pas l’cul sorti des ronces ! »
Je reposai le téléphone
Et n’ayant appelé personne
Je leur dit : « ok, j’abandonne »
« Fichez le camp, c’est votre chance ! »
« Feriez mieux de parlementer »
Me dit-il d’un air détaché
« On aurait tous à y gagner
En faisant jouer les assurances »
C’est ainsi que les deux compères
Repartir’nt avec des affaires
Dont je ne savais plus quoi faire
Comme deux malfaiteurs à gages
Ils avaient fait le sal’ boulot
En me volant mes bibelots
Moi, j’avais touché le magot
J’ai perdu leur trace, dommage