chahuant
Maître Poète
La douce boule de poils a quitté ses couleursPour un monde inconnu son voyage continu
Avec pour bagages la tendresse de ceux qui la pleure
Une beauté de chatte trouvée toute mouillée
Piégée dans un grillage, maigre et toute affolée.
En un instant venait de trouver sa compagne.
Des escapades en montagne, puis à la mer
Même à la campagne elle se mettait au vert
Cette petite féline se gavait de bonheur
Devant un objectif elle était la vedette
Des pauses, des photos à en perdre la tête
De ces complicités n’en reste que papier.
On revit les frissons lorsque en équilibreSur une bordure pas plus large que la main
Elle fonçait en courant comme une furibonde
Ignorant le vertige d’un quatrième étage.
Pour elle c’était l’endroit parfait pour dormir au frais.
Ce qu’elle appréciait, c’était l’herbe et sa senteur.
Elle avait cependant un tempérament
Qu’on nomme franchement comme caractériel
La patience de ses maîtres fut sans pareil.
Elle n’aimait pas les longues conversations au téléphone
Moi qui écrit ces quelques lignes je l’entendrai souvent
Lâcher des hurlements qui venaient d’on ne sait où.
Comme pour les humains, la maladie et l’âge
Ont envahis le corps d’un amour de pelage
D’une écaille de tortue, aux yeux verts brillants comme de l’or.
Au cœur de sa maison, bercée une dernière fois
Dans les bras qui tremblaient mais qui l’aimaient si fort
Au point de décider qu’elle ne souffrirait plus
Son cœur ils ont bercé et maintenant ……tu dors !
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