Ma maison est une cabane bancale
Où des boutons de rose bariolés
Germent à l'ombre d'un bassin saumâtre
Au cœur d’un bocage mystique,
Étranglée dans son dense miasme.
Ma maison est un territoire neutre
Où il pleut de doux flocons vermeils
Sur la grande nécropole joyeuse
Fleurie de frais viscères humains
Qui nourrissent sa barrière épineuse.
Ma maison est une cascade altière
Qui déverse son flot noir chaleureux
Noyant d’agonie la nature chantante
Sous son paradis de taillis édentés,
Aux fruits si parfumés mais trompeurs.
Ma maison est une vallée brûlante
Où des chevaux aux côtes saillantes,
Ivres de liberté, galopent au précipice,
Sous un ciel accouchant par supplice
D’enfants lumières qui calcinent le sol.
Ma maison est un étrange asile.
La joie y danse avec la tristesse,
La sérénité berce la colère,
Le pardon accueille la vengeance,
Et la vie soupe avec la mort.
Dans cette cabane bringuebalante,
Le plafond est en bas, le sol est en haut,
La gauche et la droite sont inversées ;
Et le bocal à jurons, après tant d’années,
De travers de ta part déborde de pièces.
… Le pardon n’y trouve de place.
Et aujourd’hui, je berce frénétiquement
Cette urne de richesse qui éclate…
Avec sa chaumière,
Magnifique arc-en-ciel d’acier
Qui sonne le glas de ce… prestissimo.
Où des boutons de rose bariolés
Germent à l'ombre d'un bassin saumâtre
Au cœur d’un bocage mystique,
Étranglée dans son dense miasme.
Ma maison est un territoire neutre
Où il pleut de doux flocons vermeils
Sur la grande nécropole joyeuse
Fleurie de frais viscères humains
Qui nourrissent sa barrière épineuse.
Ma maison est une cascade altière
Qui déverse son flot noir chaleureux
Noyant d’agonie la nature chantante
Sous son paradis de taillis édentés,
Aux fruits si parfumés mais trompeurs.
Ma maison est une vallée brûlante
Où des chevaux aux côtes saillantes,
Ivres de liberté, galopent au précipice,
Sous un ciel accouchant par supplice
D’enfants lumières qui calcinent le sol.
Ma maison est un étrange asile.
La joie y danse avec la tristesse,
La sérénité berce la colère,
Le pardon accueille la vengeance,
Et la vie soupe avec la mort.
Dans cette cabane bringuebalante,
Le plafond est en bas, le sol est en haut,
La gauche et la droite sont inversées ;
Et le bocal à jurons, après tant d’années,
De travers de ta part déborde de pièces.
… Le pardon n’y trouve de place.
Et aujourd’hui, je berce frénétiquement
Cette urne de richesse qui éclate…
Avec sa chaumière,
Magnifique arc-en-ciel d’acier
Qui sonne le glas de ce… prestissimo.