BLEU EGYPTE, BLEU BIBLIQUE
En redécouvrant ce ciel d’Egypte
Je fus de nouveau captivée, envoutée
Par ce bleu si profond, empli d’intensité,
Ce bleu électrique…le « Bleu Egypte ».
A Hurghada je me sentis fascinée
Ressentant le regard des pharaons,
En cette lumière d’immensité
Avec eux je rentrai en communion,
Respirant les souffles du passé
Je me désaltérai du même horizon
Sous l’image d’un firmament inchangé,
Savourant les éternelles floraisons.
A Taba, en bordure de la mer rouge et du Sinaï
J’ai retrouvé fébrilement la source de mes ancêtres,
Face à l’Arabie Saoudite, d’Israël et de la Jordanie,
En cette ancienne Palestine, j’aimerais fondre et disparaitre.
Depuis le fond des temps l’âme et le sang de mes patriarches
Se sont abreuvés en ces paysages que je contemplai,
J’ai eu la vision de leurs douloureuses et interminables marches
Où Moïse au Pays de Canaan les guidait,
Et c’était là, quelque part…à deux pas de moi
Que Moïse recevait de Yahvé les tables de la loi…
Et la mer rouge s’est ouverte -un peu plus loin où à cet endroit ?-
Afin de laisser s’enfuir d’Egypte les enfants d’Israël
Vers la terre promise, celle « du lait et du miel ».
Ce nourrisson qui en dérive voguait sur le Nil,
Digne héritier du bâton d’Abraham
N’a pu franchir sa terre d’asile…
J’ai cherché où reposait son épithalame
Et cherché en vain parmi les monts du Sinaï
Les traces de ses pas, du veau d’or et de la Torah…
Sur cette terre qui est mienne, moi fille de Lévi
Je me promets de revenir, en genèse du shabbat,
En les rites et les noms de mes pères ensevelis.
En ce ciel « Bleu Egypte », « Bleu Biblique »
J’ai aperçu une colombe et son rameau d’olivier…
Provenait-elle de l’Arche de Noé » ?
Elle avait les yeux « Bleu Egypte », « Bleu Biblique »…