Eléâzar
Maître Poète
Situes-tu Bernie le cui-cui du pinson
Perché sur la branche
Pendant que dans ton cou je fais un pinçon
Qui sur son blanc tranche ?
Ouïes-tu Bernie ce fier merle moqueur
Chanter à la grive
Son désir d’aller faire un tour dans son cœur
En changeant de rive ?
Traduis-tu Bernie ce que dit le pivert
Malmenant l’écorce ?
Il tambourine pour éloigner l’hiver
Quand le froid se corse.
Bernie, étudie le beau vol d’étourneau
Planant sur les plaines ;
Il est observé par le lent chemineau
Aux jambes bien pleines.
Mire amie Bernie le mignonnet serin
Faisant face à l’aigle ;
Je crains fort qu’il ne restera pas serein
Dans ce champ de seigle.
Ici dis Bernie aurais-tu vu l’oiseau
Qui n’est pas si rare
Etrange et semblant un jonc ou un roseau
Rempli de curare ?
Dans ton cou Bernie de ta peau un morceau
Pincée devint rouge ;
Ce poison d’oiseau t’endort dans ton berceau
Et lui vaillant bouge.
Perché sur la branche
Pendant que dans ton cou je fais un pinçon
Qui sur son blanc tranche ?
Ouïes-tu Bernie ce fier merle moqueur
Chanter à la grive
Son désir d’aller faire un tour dans son cœur
En changeant de rive ?
Traduis-tu Bernie ce que dit le pivert
Malmenant l’écorce ?
Il tambourine pour éloigner l’hiver
Quand le froid se corse.
Bernie, étudie le beau vol d’étourneau
Planant sur les plaines ;
Il est observé par le lent chemineau
Aux jambes bien pleines.
Mire amie Bernie le mignonnet serin
Faisant face à l’aigle ;
Je crains fort qu’il ne restera pas serein
Dans ce champ de seigle.
Ici dis Bernie aurais-tu vu l’oiseau
Qui n’est pas si rare
Etrange et semblant un jonc ou un roseau
Rempli de curare ?
Dans ton cou Bernie de ta peau un morceau
Pincée devint rouge ;
Ce poison d’oiseau t’endort dans ton berceau
Et lui vaillant bouge.