Haemoth
Nouveau poète
Notre début de siècle est déjà avorté
Jamais plus nous ne verrons les belles vestales :
Les notres, gémissantes, poussent de longs râles
Maudissants leurs cuvettes, de vomis tapissées.
Elles défilent, seules dans le noir, mélancoliques
Contemplées par la foule, abandonnées par Dieu
Se dressant pâles et froides, idoles agoniques
D'un monde qui ne couche qu'avec des cancéreux.
Peuple de barbares, aux goûts de nécrophiles
Ce poême s'adresse à vous, et à votre troupeau :
Vous maudissez le temps des soldats en feldgrau
Mais vos instincts primaires et vos esprits futiles
Ont violé et jeté la Vénus de Milo
Dans la plus infecte des cellules de Dachau.
Jamais plus nous ne verrons les belles vestales :
Les notres, gémissantes, poussent de longs râles
Maudissants leurs cuvettes, de vomis tapissées.
Elles défilent, seules dans le noir, mélancoliques
Contemplées par la foule, abandonnées par Dieu
Se dressant pâles et froides, idoles agoniques
D'un monde qui ne couche qu'avec des cancéreux.
Peuple de barbares, aux goûts de nécrophiles
Ce poême s'adresse à vous, et à votre troupeau :
Vous maudissez le temps des soldats en feldgrau
Mais vos instincts primaires et vos esprits futiles
Ont violé et jeté la Vénus de Milo
Dans la plus infecte des cellules de Dachau.