l amour et la mort font des cendres
de tout le feu qui pour moi flamboya
de ces grands yeux si fervents et si tendres
de cette bouche ou mon coeur se noya
de ces baisers puissants comme un dictame
de ces transports plus vif que les rayons
que reste t il ? c est affreux ; o mon ame
rien qu un dessin fort pale , aux trois crayons
qui comme moi meurt dans la solitude
et que le temps injurieux veillard
chaque jour frotte avec son aile rude
voir assassin de la vie et de l art
tu ne tueras jamais dans ma memoire
celui qui fut mon desir et ma gloire
de tout le feu qui pour moi flamboya
de ces grands yeux si fervents et si tendres
de cette bouche ou mon coeur se noya
de ces baisers puissants comme un dictame
de ces transports plus vif que les rayons
que reste t il ? c est affreux ; o mon ame
rien qu un dessin fort pale , aux trois crayons
qui comme moi meurt dans la solitude
et que le temps injurieux veillard
chaque jour frotte avec son aile rude
voir assassin de la vie et de l art
tu ne tueras jamais dans ma memoire
celui qui fut mon desir et ma gloire