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Aveux .. . d'un pote

Casbadji

Nouveau poète
AVEUX D'UN POTE


Quand les rancunes sont cumulées
Et qu'la misère vous est collée
L'on se retrouve bien acculé
A tendre la main ou à voler.

Tu sais mon pote, mon vieux copain
Quand on mange pas assez de pain
Et que l'on ait trop de pépins
L'on devient vite "Arsène Lupin".

A quoi ça m'sert de gémir
De chialer fort et de maudire
Il n's'agit plus que de choisir
Entre partir ou bien agir.

Vouloir partir est un vœu pieux
Si rabâché qu'ça devient vieux
Et puis ailleurs; sous d'autres cieux
Je serai bien,mais là c'est mieux.

Alors l'idée en tête me trotte
De t'l'avouer à toi mon pote
Que faire du vole à la roulotte
ça me va bien; car sa rapporte.

J'exerce aussi l'vol à la tire
C'est pas facile; mais c'est pas pire
Un coup de lame au sac en cuir
Et j'cueille la bourse, puis je me vire.

Je te l'avoue à toi mon pote
Que le p'tit plan que je mijote
Si j'l'exécute sans aucune faute
Est un gros lot, une vraie cagnotte.

La bonne idée qui vient d'germer
Dans ma p'tite tête de gars paumé
C'est d'néttoyer et d'écumer
Les magasins aux grilles fermées.

Quant aux transports des voyageurs
Des étudiants et, travailleurs
Est un créneau porte bonheur
Grâce à l'index et le majeur.

Moi pour ces trucs; je suis doué
Dieu bien merci, Dieu soit loué
Juste un p'tit tour et c'est joué
Laissant le gars,vachement cloué.

Mais mon dada, c'est bien la casse
Et là,je vise la haute classe
Où j'm'introduis et fais main basse
Sur les bijoux et même les liasses.

Pour pouvoir dire :" ça a mordu ! "
C'est pas facile et c'est ardu
Mais l'essentiel bien entendu
C'est d'être rapide et détendu.

Je vole parfois à la sauvette
De beaux bracelets ou des chaînettes
Que j'arrache sec ! aux midinettes
Qui flânent parées; pour être coquettes.

Plantée comme ça, la bouche ouverte
Toute victime reste inerte
Et lorsqu'on crie, on donne l'alerte
Les jambes au cou; moi je déserte.

Si par une rare témérité
On m'barre la route, pour m'arrêter
D'un coup de tête bien ajusté
J'assomme le type qui veut tenter

Mais qu'ils soient jeunes, ou qu'ils soient grands
Les gens sont bien indifférents
Ne sont plus braves ou manquent de cran
Moi, ça m'arrange pour être franc.

Loin de toute fanfaronnade
Et moins encore une simple boutade
Le légendaire " voleur de Bagdad "
A mes côtés; n'est qu'rigolade.

Je suis toujours un vieux garçon
Mais j'ai tiré bien la leçon
Je ne mords plus à l'hameçon
Et je m'révolte à ma façon.

Pour une quatre roues; une bagnole
Un p'tit logis, juste une piaule
Je ferai tout; même le vol
Même si pour ça, je risque la taule.

Et c'est comme ça, que j'ai changé
Ma vie pénible de naufragé
De vieux chômeur qui pataugeait
En douce vie d' "Pacha d'Alger".


Merzak OUABED
Alger, avril 1993
 
alala, ça c vraiment bien écrit, et pas trop long car tu donne un rythme a ce poème, qui se lit sans problème... bizz del
 
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