Judy
Maître Poète
Avant de vous oublier…
Ma mémoire hier me jouait de mauvais tours
Riait de n’être plus l’habile magicienne.
À ces mises en garde mes sens restaient sourds
Ignorant la déficience de l’historienne.
Hier encore rien ne paraissait trop grave
Quelques nuages gris au soleil du déni,
Puis la brume de mes oublis fut entrave
Me cloua à l’isolement avec mépris.
Désormais, j’écris tout ce gâchis en silence,
Sans recenser les pertes à ce vil pillage
Ni combler les blancs qui narguent ma confidence,
Envahie de chagrin, d’impuissance et de rage.
Faut-il se rendre à l’évidence, à l’ennemi?
Pour encore espérer quelques trésors graciés.
Pas un espoir! Le temps méchamment me trahit,
Découpe en lambeaux mes souvenirs émaciés.
Reste à m’enfuir alors, avant la dépendance,
Avant la déchéance qui fait tressaillir,
M’enfoncer dans la nuit sans ce brouillard d’offenses
En murmurant ton doux prénom sans défaillir!
Alors de grâce, épargnez-moi votre pitié
Inutile et vaine et laissez-moi supplicier
Les mots une ultime fois à notre amitié,
Permettre à ma plume ainsi de vous remercier.
Malgré ces vers tronqués délaissés sur mon cœur
Et mes pleurs de vous savoir ainsi humiliés
Oui, laissez-moi, en misérable crève-cœur
Fleurir ce présent avant de vous oublier…
Judy
Ma mémoire hier me jouait de mauvais tours
Riait de n’être plus l’habile magicienne.
À ces mises en garde mes sens restaient sourds
Ignorant la déficience de l’historienne.
Hier encore rien ne paraissait trop grave
Quelques nuages gris au soleil du déni,
Puis la brume de mes oublis fut entrave
Me cloua à l’isolement avec mépris.
Désormais, j’écris tout ce gâchis en silence,
Sans recenser les pertes à ce vil pillage
Ni combler les blancs qui narguent ma confidence,
Envahie de chagrin, d’impuissance et de rage.
Faut-il se rendre à l’évidence, à l’ennemi?
Pour encore espérer quelques trésors graciés.
Pas un espoir! Le temps méchamment me trahit,
Découpe en lambeaux mes souvenirs émaciés.
Reste à m’enfuir alors, avant la dépendance,
Avant la déchéance qui fait tressaillir,
M’enfoncer dans la nuit sans ce brouillard d’offenses
En murmurant ton doux prénom sans défaillir!
Alors de grâce, épargnez-moi votre pitié
Inutile et vaine et laissez-moi supplicier
Les mots une ultime fois à notre amitié,
Permettre à ma plume ainsi de vous remercier.
Malgré ces vers tronqués délaissés sur mon cœur
Et mes pleurs de vous savoir ainsi humiliés
Oui, laissez-moi, en misérable crève-cœur
Fleurir ce présent avant de vous oublier…
Judy
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