ANDRE83
Nouveau poète
Avant de faire le dernier pas
Avant de faire le dernier pas
Dans ce passage étroit
Qui me mène à cet endroit
Dont on ne revient pas …
Laissez-moi le temps
De faire quelques pauses
Pour effeuiller quelques roses
Laissez-moi le temps de vivre encore quelque chose
D’autres idylles, d’autres histoires …
Avant que n’arrive le dernier soir
Si courtes soient-elles
Je m’arrangerai pour qu’elles soient belles
J’en voudrais encore des tas … des kyrielles
Voir ma vie qui s’amoncelle
Comme des feuilles mortes qu’on ramasse à la pelle
Et si je tombe, remettez-moi sur selle
Ne laissez pas ma vie se faire la belle
Je veux courir encore dans les vallons et les plaines
En chantant des fredaines aux femmes que j’aime
Me cacher sur les balcons odorants des femmes infidèles
Et damner toutes les saintes en leur brisant les ailes
Je veux encore faire du zèle
En rougissant les jouvencelles
Goûter à la paresse en caressant leurs fesses
Avant qu’elles ne deviennent des tigresses …
Et plutôt que de mourir dans la poussière des combles
Où tout est noir et sombre
Je veux dormir la tête à l’ombre
Les pieds en éventails sous la caresse du soleil
En écoutant, sans que je paye,
Le chant des cigales et des abeilles …
Avant de faire le dernier pas
Dans ce passage étroit
Qui me mène à cet endroit
Dont on ne revient pas …
Laissez-moi le temps
De faire quelques pauses
Pour effeuiller quelques roses
Laissez-moi le temps de vivre encore quelque chose
D’autres idylles, d’autres histoires …
Avant que n’arrive le dernier soir
Si courtes soient-elles
Je m’arrangerai pour qu’elles soient belles
J’en voudrais encore des tas … des kyrielles
Voir ma vie qui s’amoncelle
Comme des feuilles mortes qu’on ramasse à la pelle
Et si je tombe, remettez-moi sur selle
Ne laissez pas ma vie se faire la belle
Je veux courir encore dans les vallons et les plaines
En chantant des fredaines aux femmes que j’aime
Me cacher sur les balcons odorants des femmes infidèles
Et damner toutes les saintes en leur brisant les ailes
Je veux encore faire du zèle
En rougissant les jouvencelles
Goûter à la paresse en caressant leurs fesses
Avant qu’elles ne deviennent des tigresses …
Et plutôt que de mourir dans la poussière des combles
Où tout est noir et sombre
Je veux dormir la tête à l’ombre
Les pieds en éventails sous la caresse du soleil
En écoutant, sans que je paye,
Le chant des cigales et des abeilles …