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Aux bains de mer.

Marie Jouillerot

Poète libéré
Sur la plage élégante au sable de velours
Que frappent, réguliers et calmes, les flots lourds,
Tels que des vers pompeux aux nobles hémistiches,
Les enfants des baigneurs oisifs, les enfants riches,
Qui viennent des hôtels voisins et des chalets,
La jaquette troussée au-dessus des mollets,
Courent, les pieds dans l'eau, jouant avec la lame.
Le rire dans les yeux et le bonheur dans l'âme,
Sains et superbes sous leurs habits étoffés
Et d'un mignon chapeau de matelot coiffés,
Ces beaux enfants gâtés, ainsi qu'on les appelle,
Creusent gaîment, avec une petite pelle,
Dans le fin sable d'or des canaux et des trous ;
Et ce même Océan, qui peut dans son courroux
Broyer sur les récifs les grands steamers de cuivre
Laisse, indulgent aïeul, son flot docile suivre
Le chemin que lui trace un caprice d'enfant.
Ils sont là, l'œil ravi, les cheveux blonds au vent,
Non loin d'une maman brodant sous son ombrelle,
Et trouvent, à coup sûr, chose bien naturelle,
Que la mer soit si bonne et les amuse ainsi.

– Soudain, d'autres enfants, pieds nus comme ceux-ci,
Et laissant monter l'eau sur leurs jambes bien faites,
Des moussaillons du port, des pêcheurs de crevettes,
Passent, le cou tendu sous le poids des paniers.
Ce sont les fils des gens du peuple, les derniers
Des pauvres, et le sort leur fit rude la vie.
Mais ils vont, sérieux, sans un regard d'envie
Pour ces jolis babys et les plaisirs qu'ils ont.
Comme de courageux petits marins qu'ils sont,
Ils aiment leur métier pénible et salutaire
Et ne jalousent point les heureux de la terre ;
Car ils savent combien maternelle est la mer
Et que pour eux aussi souffle le vent amer
Qui rend robuste et belle, en lui baisant la joue,
L'enfance qui travaille et l'enfance qui joue.
 
Votre texte ne peut laisser indifférent.
La Nature est sans impartialité et à disposition de tous : sans distinction de classe sociale, couleur de peau, grand ou petit, riche ou pauvre...
C'est l'être humain qui crée ces distinctions en créant les injustices, les inégalités, les "deux poids, deux mesures".

J'ai beaucoup aimé l'analyse que vous en faites en ces vers.
Les deux catégories d'enfants peuvent jouir de la mer, mais pas de la même façon, et au final, les enfants de la dure labeur n'envient en rien les petites têtes blondes, car ils savent apprécier la valeur de ce qu'ils possèdent.
Ceci étant, que le monde serait merveilleux, s'il y avait une équité dans l'épanouissement de la vie des enfants, je parle notamment sur le fait que chaque enfant ait droit à l'insouciance , qui caractérise les jeunes années et non pas que leurs "jouets" soient les outils de travail des adultes.

Vous avez une très belle plume,
Bienvenue sur créa,
Philaly
 
Dernière édition:
Franchement je suis surpris par cette très belle plume!...

Philaly a une très bonne analyse de ce superbe poème...(ses commentaires méritent toute notre attention!)

Je me suis laissé bercer par la richesse de ces rimes...

"Sur la plage élégante au sable de velour...que frappent réguliers, et calmes les flots lourds".....
....Voilà ce que j'aime en poésie...et quand je lis ce poème je peux dire...

...."Et dès lors je me suis baigné dans le poème de la mer"...

Mon amitié poétique
Maurice M
 
Dernière édition:
Votre texte ne peut laisser indifférent.
La Nature est sans impartialité et à disposition de tous : sans distinction de classe sociale, couleur de peau, grand ou petit, riche ou pauvre...
C'est l'être humain qui crée ces distinctions en créant les injustices, les inégalités, les "deux poids, deux mesures".

J'ai beaucoup aimé l'analyse que vous en faites en ces vers.
Les deux catégories d'enfants peuvent jouir de la mer, mais pas de la même façon, et au final, les enfants de la dure labeur n'envient en rien les petites têtes blondes, car ils savent apprécier la valeur de ce qu'ils possèdent.
Ceci étant, que le monde serait merveilleux, s'il y avait une équité dans l'épanouissement de la vie des enfants, je parle notamment sur le fait que chaque enfant ait droit à l'insouciance , qui caractérise les jeunes années et non pas que leurs "jouets" soient les outils de travail des adultes.

Vous avez une très belle plume,
Bienvenue sur créa,
Philaly
Surtout quand le texte est de François coppée IMG_20170917_181956.png
 
Merci Daniel d'avoir rendu à César ce qui lui appartient. Je ne connaissais pas cette poésie et je te remercie d'avoir mis en lumière la véritable source de ce poème.

Marie Jouillerot, C'est la moindre des choses de citer l'auteur lorsqu'on poste un écrit qui ne vous appartient pas.
Philaly
C'est le deuxième de la journée
 
Quel talent ?????????????????????????? Marie j'ai failli mettre un commentaire sympa et un J'AIME tans pis peut être la prochaine fois Ce Daniel quel fin limier amicalement Kinkin
 
Et Coppée à t'il écrit ses poèmes?.. Jean Molière génie de la littérature?...ou son ami Pierre Corneille?....Rimbaud a t'il écrit "les illuminations" certains historiens n'hésitent pas dire qu'il est un isurpateur...un imposteur...Mais peu importe Voltaire lui même affirmait "ce n'est pas moi qui écrit"..,ma plume est guidée par une force que je ne maîtrise pas". les exemples sont nombreux, néanmoins je suis un inconditionnel de ces personnages que je place au sommet de l'art littéraire....il n'en reste pas moins vrai que citer le présumé auteur est une bonne chose....quant à Kinkin il s'est fait avoir comme nous trois les points d'interrogations sont arrivés après la lecture du message à Daniel...maintenant pour avoir toutes les informations sur un texte douteux pas besoin d'etre un érudit il suffit aujourd'hui de consulter internetl....n'est-ce pas?....qu'on se le dise....
 
Dernière édition:
J'aime bien les Textes de François Coppée
Ce texte extrait des Cahiers rouges (1892) doit être, il me semble, dans
ma bibliothèque.

Loïc ROUSSELOT
 
Quel talent ?????????????????????????? Marie j'ai failli mettre un commentaire sympa et un J'AIME tans pis peut être la prochaine fois Ce Daniel quel fin limier amicalement Kinkin

En effet un fin limier Ce Daniel.
A ma première lecture, Je savais que je connaissais ce texte, mais n'avais pas été tout de suite capable
d'en retrouver l'auteur. Daniel m'a remis sur la voie.
 
Sur la plage élégante au sable de velours
Que frappent, réguliers et calmes, les flots lourds,
Tels que des vers pompeux aux nobles hémistiches,
Les enfants des baigneurs oisifs, les enfants riches,
Qui viennent des hôtels voisins et des chalets,
La jaquette troussée au-dessus des mollets,
Courent, les pieds dans l'eau, jouant avec la lame.
Le rire dans les yeux et le bonheur dans l'âme,
Sains et superbes sous leurs habits étoffés
Et d'un mignon chapeau de matelot coiffés,
Ces beaux enfants gâtés, ainsi qu'on les appelle,
Creusent gaîment, avec une petite pelle,
Dans le fin sable d'or des canaux et des trous ;
Et ce même Océan, qui peut dans son courroux
Broyer sur les récifs les grands steamers de cuivre
Laisse, indulgent aïeul, son flot docile suivre
Le chemin que lui trace un caprice d'enfant.
Ils sont là, l'œil ravi, les cheveux blonds au vent,
Non loin d'une maman brodant sous son ombrelle,
Et trouvent, à coup sûr, chose bien naturelle,
Que la mer soit si bonne et les amuse ainsi.

– Soudain, d'autres enfants, pieds nus comme ceux-ci,
Et laissant monter l'eau sur leurs jambes bien faites,
Des moussaillons du port, des pêcheurs de crevettes,
Passent, le cou tendu sous le poids des paniers.
Ce sont les fils des gens du peuple, les derniers
Des pauvres, et le sort leur fit rude la vie.
Mais ils vont, sérieux, sans un regard d'envie
Pour ces jolis babys et les plaisirs qu'ils ont.
Comme de courageux petits marins qu'ils sont,
Ils aiment leur métier pénible et salutaire
Et ne jalousent point les heureux de la terre ;
Car ils savent combien maternelle est la mer
Et que pour eux aussi souffle le vent amer
Qui rend robuste et belle, en lui baisant la joue,
L'enfance qui travaille et l'enfance qui joue.
bonjour,
tu es nouvelle quand on poste un texte d'un auteur on le site et le met dans le froun "connus"
merci de vouloir rectifer et mettre dans le bon forum
Merci
 
J'ai lu, j'ai apprécié, un peu trop pour repartir sans dire!
Mais dans le doute, même sûr, il faut s'abstenir.
Surtout que je connais pas les œuvres de François Coppée

Rien qu'en tapant les titres, Internet nous donne l'Auteur!


Polymnie2
 
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