Fysco
Maître Poète
Les feuilles frissonnent dans cette fraîche brise
Et la lumière blanche grise et mollassonne
Doucement vers le crépuscule s'abandonne
Dans un silence d'or que le temps cristallise.
Tout est tranquille et dame nature raisonne
Qu'après cette ivresse il faudra qu'elle dégrise
Des frimas venant elle s'insensibilise
S'accorde avec les fauves couleurs de l'automne.
Mon cœur frémissant est comme ces feuilles tristes
Attendant l'oeuvre d'un obstiné coloriste
En ocre, jaune ou brun impitoyablement.
Je vois clairement ma destinée sur la terre
Le cruel, l'implacable dépérissement
Que le vent fredonne à la porte de l'hiver.
Et la lumière blanche grise et mollassonne
Doucement vers le crépuscule s'abandonne
Dans un silence d'or que le temps cristallise.
Tout est tranquille et dame nature raisonne
Qu'après cette ivresse il faudra qu'elle dégrise
Des frimas venant elle s'insensibilise
S'accorde avec les fauves couleurs de l'automne.
Mon cœur frémissant est comme ces feuilles tristes
Attendant l'oeuvre d'un obstiné coloriste
En ocre, jaune ou brun impitoyablement.
Je vois clairement ma destinée sur la terre
Le cruel, l'implacable dépérissement
Que le vent fredonne à la porte de l'hiver.
Dernière édition: