rivière
Maître Poète
Aujourd’hui, mon cœur bondit de joie
Chaque jour que Dieu fait,
que le soleil brille, qu’il vente,
ou que la froidure égrène les haillons des frimas,
je parcours les contrées de l’Ouest.
Je m’élance libre
comme le vent,
par les sentiers,
par les bocages,
je célèbre la gloire des Femmes,
le faon qui languit sous la volupté de la ramée,
les oiseaux qui déchirent l’azur
quand tombe le crépuscule.
Dans la clarté de l’aurore,
face aux frontons des clairières,
je chante à tue-tête la majesté des lys,
les breuils où souffle la brise,
et les émaux des ramures.
Quelquefois,
je quitte mon asile champêtre
pour la Beauce,
et, à genoux parmi la houle des blés
je murmure
la joliesse de la cathédrale de Chartres
qui scintille à l’oriflamme des horizons.
Je me nourris de baies et de chèvrefeuille
aux signaux de ma fringale,
puis quand mes paupières s’alourdissent,
je m’endors sous un arbre, à même le sol,
ou près des layons hérissés de brume.
L’aube me réveille,
je me lave et étanche ma soif
avec l’aiguière de rosée
que
m’offrent les plantes des chemins.
Je suis la poétesse
qui n’a ni peur, ni rancune,
je me guide
aux brandons des étincelles de vie.
Aujourd’hui,
mon cœur bondit de joie, mes amies.
Je ne serai plus seule désormais,
car
j’ai rencontré ma Douce,
j’ai nommé Marie, ma Fée,
ma Princesse
aux
cheveux de soie,
et à la robe de lin,
écoutez
les assonances de mon bonheur
aux
bords de mes lèvres,
écoutez les battements de son cœur
aux cimes des pistils,
écoutez ma liesse, mes amies,
et gravez en tous lieux l’étoile de notre amour !
Sophie Rivière
Chaque jour que Dieu fait,
que le soleil brille, qu’il vente,
ou que la froidure égrène les haillons des frimas,
je parcours les contrées de l’Ouest.
Je m’élance libre
comme le vent,
par les sentiers,
par les bocages,
je célèbre la gloire des Femmes,
le faon qui languit sous la volupté de la ramée,
les oiseaux qui déchirent l’azur
quand tombe le crépuscule.
Dans la clarté de l’aurore,
face aux frontons des clairières,
je chante à tue-tête la majesté des lys,
les breuils où souffle la brise,
et les émaux des ramures.
Quelquefois,
je quitte mon asile champêtre
pour la Beauce,
et, à genoux parmi la houle des blés
je murmure
la joliesse de la cathédrale de Chartres
qui scintille à l’oriflamme des horizons.
Je me nourris de baies et de chèvrefeuille
aux signaux de ma fringale,
puis quand mes paupières s’alourdissent,
je m’endors sous un arbre, à même le sol,
ou près des layons hérissés de brume.
L’aube me réveille,
je me lave et étanche ma soif
avec l’aiguière de rosée
que
m’offrent les plantes des chemins.
Je suis la poétesse
qui n’a ni peur, ni rancune,
je me guide
aux brandons des étincelles de vie.
Aujourd’hui,
mon cœur bondit de joie, mes amies.
Je ne serai plus seule désormais,
car
j’ai rencontré ma Douce,
j’ai nommé Marie, ma Fée,
ma Princesse
aux
cheveux de soie,
et à la robe de lin,
écoutez
les assonances de mon bonheur
aux
bords de mes lèvres,
écoutez les battements de son cœur
aux cimes des pistils,
écoutez ma liesse, mes amies,
et gravez en tous lieux l’étoile de notre amour !
Sophie Rivière