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Au temps d'hier

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Maître Poète

J’entendais sonner au clocher
De l’église du gothique d’à coté
Les vingt heures prévenant du souper
La fratrie attendait père qui se venait

Ma mère dans sa délicatesse
Avait préparé avec sagesse
Le mou à l’étouffée des pauvresses
Que nous attendions avec richesse

Au dessus de nos têtes le silence
Offrait le clin d’œil au tabernacle
Du son qui sortirai de son habitacle
Quand Père aurait pris sa pitance

La TSF cracherait les images de ses histoires
Ses lampes avaient commencé à chauffer
Et leurs raies de lumière construisaient
Au plafond les images de leurs grimoires

Dans le passé les lampes avaient déjà explosées
Et nous n’avions eu le sou pour les changer
Aussi maintenant avec parcimonie on écoutait
Au soir le récit du secret des mystères

La tête de père avait embrasse sans retenue la table
De son sommeil et ses oreilles oubliaient le son
Il chantait un air de sa rêverie dans l’unisson
De son ronflement et de la radio qui vous endiable

Et bientôt nous entendions les frissons, les soupirs
De chacun qui se bruissaient à l’écoute de cette voix
Qui nous menait jouer avec la peur sous son toit
Les portes grinçaient, on n’osait plus les ouvrir

Les heures s’envolaient et le fourneau boudait
Sa chaleur il ne voulait plus nous la donner
Il avait épuisé sa réserve de charbon en cendrée
Et Le sceau dans l’escalier attendait sa destinée

Il me fallait descendre dans le noir de cette cave
Je tremblais, le fantôme du tisonnier m’interpellait
Mes os transpiraient aux crissements qui jouaient
Avec mon calme qui fermait mes yeux pour me cacher

Je descendais et remontais d’un pas les marches
Sans comprendre d’où venaient tous ces mirages
Blême, Mère me demandait si j’étais fatigué sitôt en haut

Je grelottais de ma peur dans la chambre de la froideur
Je m’enfermais dans mes couvertures et mon oreiller
Pour ne pas laisser venir les fantômes surveiller
Mes rêves et me nuire dans mon cauchemar des frayeurs

C’était cet hier et le charbon a disparu loin des ailleurs
Quand l’enfant nouveau rêve de ces bêtises de gouailleur
Tout lui est chaud, tout lui est facilité loin des corvées
il n'entend plus les images il regarde la ùmodernité

☼ƑƇ
 
Un poème du siècle passé aux parfums qui ne me sont
pas inconnus.
Joliment cousu
Amitiés.
Loïc ROUSSELOT
 
Merci cher ami

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