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Regalline

Maître Poète


Mon Marin




Il était jeune, il était beau, un peu ému
Au quai du un, de son bateau, de son chalut.
Le soleil luisait sur la grande ancre au fer rouillé
Et les reflets brillaient sur le pavé mouillé…

Son tricot bleu et blanc flottait le bon du vent,
Brise pure et marine, fraicheur d’eau du moment.
Alors criait fort la cornée des marins prêts
Pour venir embarquer sur le pont bois lustré.

Mon regard le suivait, mon marin tant aimé.
Je savais qu’il suivait mon mouchoir agité
Jusqu’au fond du chalut, au point loin, minuscule
Et nos cœurs se tenaient au grand ciel canicule.

Ah ! Mouettes qui volaient, survolaient nos instants
Qui, nuages, présagent les grains forts du temps,
Pourquoi l’ombre du jour, ce matin s’est levée
En mon âme qui sent les rouleaux des marées ?

Et le vent entraina la grand-voile au départ
Et la mer l'emporta, mon doux rêve, au lointain

Temps du quai, des mouchoirs, de l’appel qui sépare
Ne revint plus jamais à l’air sombre d’un matin…
Mardi 20 Mars 2012 ; 8 heures23
 
Que cette mer qui est souvent détresse évoque en nous bien de la tristesse... celle des amours engloutis.
Bises
 
sublime , j ai retrouver l elegance lu dans 'le tumulte des flots' livre que j adore resulta: sublime!
 
Douce mélancolie et tristesse de la femme qui laisse partir son homme sur la mer, sans espoir de retour... Beau...Bisous....Lys
 
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