Evenos
Maître Poète
Au revoir les enfants
Au loin dans le sillage des anges
La vie s'évapore avec les larmes
De la rose d'argile et des vents
Qui coupe le pont de mon vivant
Toute cette poussière échouée
Sur ses cils et son manteau
Comment reconnaître l'amoureuse
Qui se couchait scandaleuse
Dans le pré vert de mon abondance
Bientôt je balaierai les feux follets
Toutes ses vieilles blessures
Avec ma sève arborescente et verbale
Heureuses ou malheureuses
L'angoisse est mon cheval vapeur
Ce n'est pas une religion excessive
Un galop à la poursuite d'une marée
Juste une coulure d'exaspération
Sur la nuque veine et dégagée
D'un monde en suspension
Y-a-t-il encore un morceau de terre
Où l'innocence n'a pas saignée
Sur la douceur d'un baiser
Si tu as les yeux grands ouverts
Pourquoi a-t-on envie d'y croire
C'est à vous de me le faire savoir
À l'orée du moi entièrement nu
Le désir d'écrire s'imposera
Je vous saluerai une dernière fois
Avant le combat qui nous unira
Le cœur des armes a toujours été le mien
C'est en cela que je résiste
Avec la désespérante bavure
D'une encre qui me supplie
À chaque sursaut à chaque murmure
Le magnifique restera
Pour ceux et celles qui le découvriront
Je sais vous n'avez rien compris
Je vous rassure sans importance
Je ne vous comprends pas non plus
C'est en cela que le beau est beau
Et que sur le feu le laid déborde
It's a Wonderful Life
.
170118
Au loin dans le sillage des anges
La vie s'évapore avec les larmes
De la rose d'argile et des vents
Qui coupe le pont de mon vivant
Toute cette poussière échouée
Sur ses cils et son manteau
Comment reconnaître l'amoureuse
Qui se couchait scandaleuse
Dans le pré vert de mon abondance
Bientôt je balaierai les feux follets
Toutes ses vieilles blessures
Avec ma sève arborescente et verbale
Heureuses ou malheureuses
L'angoisse est mon cheval vapeur
Ce n'est pas une religion excessive
Un galop à la poursuite d'une marée
Juste une coulure d'exaspération
Sur la nuque veine et dégagée
D'un monde en suspension
Y-a-t-il encore un morceau de terre
Où l'innocence n'a pas saignée
Sur la douceur d'un baiser
Si tu as les yeux grands ouverts
Pourquoi a-t-on envie d'y croire
C'est à vous de me le faire savoir
À l'orée du moi entièrement nu
Le désir d'écrire s'imposera
Je vous saluerai une dernière fois
Avant le combat qui nous unira
Le cœur des armes a toujours été le mien
C'est en cela que je résiste
Avec la désespérante bavure
D'une encre qui me supplie
À chaque sursaut à chaque murmure
Le magnifique restera
Pour ceux et celles qui le découvriront
Je sais vous n'avez rien compris
Je vous rassure sans importance
Je ne vous comprends pas non plus
C'est en cela que le beau est beau
Et que sur le feu le laid déborde
It's a Wonderful Life
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